L'offensive des entreprises chinoises en Europe se poursuit

Le numéro 1 de l'éolien, le danois Vestas, passe sous pavillon chinois
Le numéro 1 de l'éolien, le danois Vestas, passe sous pavillon chinois - © EPA/ARNO BURGI

La crise de la zone euro, certains entendent bien en profiter. Par exemple, les entreprises chinoises, qui investissent en Europe. Il faut dire que la crise économique offre de belles opportunités aux investisseurs asiatiques.

On avait beaucoup parlé de l'arrivée de Geely en Belgique l'an dernier quand le constructeur chinois a racheté l'usine Opel d'Anvers dont General Motors ne voulait plus. Aujourd'hui, c'est l'ensemble du groupe Saab qui est repris par un industriel chinois de Hong Kong, spécialisé  en énergies alternatives et allié pour la circonstance à un investisseur japonais. Il reprend les usines du fleuron suédois en faillite, il compte y produire des véhicules électriques qui seront commercialisés dès la fin de l'an prochain à destination du marché chinois.

Et puis, dans le même temps, le chinois Titan Wind Energy met la main sur une usine du numéro un de l'éolien, le danois Vestas. Comme tout le secteur en Europe, Vestas connaît les pires difficultés financières, suite notamment à la diminution des subventions publiques pour les énergies alternatives dans le contexte de crise européenne. Un moment idéal pour les concurrents asiatiques de prendre pieds sur notre marché, les 120 employés de l'usine de Varde au Danemark passeront donc sous pavillon chinois.

Et si l'on ajoute à cela l'arrivée du géant de l'électroménager Haier qui ouvre cette semaine sa première filiale au Benelux, on peut dire que l'offensive des entreprises chinoises vers l'Europe se poursuit des plus belle!

François Gilain

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