L'inflation a fortement ralenti pour le 2e mois consécutif, pas de (nouvel) effet sur l'indexation

L'impact du Covid-19 sur le calcul de l'indice des prix à la consommation de mars est limité
L'impact du Covid-19 sur le calcul de l'indice des prix à la consommation de mars est limité - © Thomas Ruecker - Getty Images

Après avoir déjà ralenti en février, l'inflation a de nouveau fortement décéléré en mars, pour atteindre 0,62% sur base annuelle, a annoncé lundi le SPF Économie. L'épidémie de Covid-19 n'a pas encore influencé fortement les prix en mars.

L'inflation avait atteint 1,10% en février et 1,41% en janvier.

En mars, les principales hausses de prix ont concerné les fruits (+8%), les voyages à l'étranger (+3,4%), les loyers (+0,5%) ainsi que le sucre, la confiture et les chocolats (+3,1%).

A l'inverse, les carburants (-6,6%), les chambres d'hôtel (-6,9%), le gaz naturel (-2,4%), les fleurs et les plantes (-6,7%), le poisson et les fruits de mer (-2,8%), les services combinés de télécommunication (les packs, -1,1%), la téléphonie mobile (-5,6%), les produits de nettoyage et d'entretien (-4,8%) ainsi que l'électricité (-0,8%) ont exercé un effet baissier sur l'indice.

Pas encore d'impact du coronavirus

"L'impact du Covid-19 sur le calcul de l'indice des prix à la consommation de mars est limité. La collecte locale des prix était pratiquement terminée lorsque les mesures sont entrées en vigueur", souligne le SPF Économie.

L'inflation calculée sur la base de l'indice santé a également baissé, passant de 1,00% à 0,84%. L'indice-pivot pour la fonction publique et les allocations sociales, fixé à 109,34 points, n’est pas atteint. Le précédent dépassement de l'indice-pivot remonte au mois passé. Les allocations sociales et les pensions ont été indexées de 2% en mars. Les salaires du secteur public seront indexés de 2% en avril.

 

A un an d'écart, par rapport à mars 2019 donc, les produits et services dont le prix a le plus augmenté sont les vins d'autres fruits (cidre, +18,5%), les envois postaux (+13,8%), la viande de porc (+10,0%), les bijoux (+8,3%) et le lait concentré (+7,5%).

A l'inverse, les plus fortes baisses de prix concernent le gaz naturel (-17,4%), les services de téléphonie mobile (-12,0%), les autres carburants pour véhicules particuliers (LPG, -11,7%), les centres de vacances, terrains de camping et auberges de jeunesse (-11,5%), le diesel (-9,7%) et l'électricité (-8,3%).