L'événementiel belge, un secteur plus gros qu'il n'y paraît

Pour la première fois, la Karel de Grote Hogeschool d'Anvers a mené une étude sur le secteur de l'événementiel. Mais l'étude n'a pas été facile à cartographier, car le secteur est très éclaté : on y trouve les sociétés qui organisent des événements, mais aussi celles qui rendent ces événements possibles, de la construction de stands au soutien audiovisuel, en passant par les services traiteurs.

"C’était très difficile à cartographier parce qu’il n’y avait pas encore de définition d’un événement, explique Julie De Smedt, responsable de la communication scientifique de la Karel de Grote Hogeschool. Par exemple, une fête du personnel qui est organisée avec des fournisseurs ou une location professionnelle pour un événement, avec un traiteur par exemple, pour nous, c’est un événement."

En revanche, une fête du personnel qui sera organisée dans l’entreprise avec quelques bonnes volontés n’en fera pas partie. Il faut donc que l’entreprise fasse appel à des intervenants extérieurs et spécialisés dans l’organisation d’événements pour être reconnu comme tel

Selon cette étude, le secteur de l’événementiel compterait plus de 3200 entreprises. Sur ce total, 20% sont des entreprises spécialisées dans l’organisation d’événements, toutes les autres sont des fournisseurs, fournisseurs des services qui sont nécessaires aux événements. Quant au nombre total d’événements en Belgique, il est de 77 000 par an.

Un chiffre certainement sous-estimé, selon Julie De Smedt : "les pouvoirs publics, comme les communes et les villes, organisent aussi des événements, mais nous n’avons pas regardé ce secteur-là, parce que c’était encore un tout nouveau secteur. Nos conclusions sont des chiffres minimaux, donc en réalité, il y a beaucoup plus d’événements et beaucoup plus d’entreprises qui sont actives dans ce secteur."

Deux fédérations patronales à l'origine de l'étude

Côté emploi, le secteur emploie au moins 80.000 personnes, la moitié en fixe, l’autre moitié ce sont des emplois occasionnels. Exemple très connu : les hôtesses d’accueil pendant les salons de l’automobile. 

L'étude a été commandée par deux fédérations patronales : l’association des fournisseurs de services Belgian Event Supplier Association et Febelux, la Fédération professionnelle du secteur Live Communication and Events. Ils souhaitent créer une commission paritaire spécifique pour le secteur.

Ils veulent pouvoir eux aussi conclure certains accords patrons-syndicats, par exemple en matière de rémunération, de législation sociale et aussi bien sûr de conditions de travail. La cartographie de leur secteur était, selon eux, une étape indispensable pour atteindre cet objectif.

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