L'Europe et la FED repeignent les marchés en rose

Les marchés sont orientés à la hausse par les efets conjugués des "bonnes nouvelles" en Europe et de la décision de la FED
Les marchés sont orientés à la hausse par les efets conjugués des "bonnes nouvelles" en Europe et de la décision de la FED - © Spencer Platt/Getty Images/AFP

Les nouvelles économiques ne sont pas toujours mauvaises. Les marchés terminent la semaine en force. Les cours des actions progressent nettement en bourse, l'euro grimpe et les taux d'intérêt sur les dettes d'Etat se détendent. Et, en plus, cela fait une semaine que cela dure. D'où cette question : peut-on parler d'un vrai retour à l'optimisme?

A force d'accumuler les mauvaises nouvelles, les réformes ultra-lentes et la croissance en berne, la zone euro est tombée dans un trou qui apparaissait sans fond. Sans donner raison aux spéculateurs, on sait combien leur poids peut être catastrophique, il devenait difficile de ne pas partager leur pessimisme. Et puis voilà qu'en à peine plus d'une semaine les nouvelles positives se sont multipliées: la Banque centrale européenne et la Réserve fédérale américaine attaquent en force, les Allemands disent oui au mécanisme européen de stabilité et aux Pays-Bas, les pro-européens sortent vainqueurs des élections. Tout n'est pas gagné, loin de là! Les dirigeants de la zone euro doivent encore prouver leur capacité à concrétiser les nombreuses réformes annoncées, le plan de sauvetage initié par la BCE doit faire ses preuves, sans oublier une économie plus proche de la récession que de la croissance. En attendant, pour la première fois depuis longtemps, il y a un vrai parfum d'optimisme. Et ce n'est pas d’aujourd’hui que les marchés le découvrent : il y a trois mois que les indices sont à la hausse.

Nouvelle journée de hausse sur les marchés

Après une journée de jeudi orientée nettement à la hausse, les marchés ont poursuivi leur rally vendredi. A la mi-séance, toutes les bourses européennes affichaient des hausses comprises entre 1,40 et 2%. L'euro est lui aussi à la hausse. Il a repassé la barre des 1,30 euro pour 1 dollar, un niveau plus atteint depuis mai.

Cet optimisme n'est pas seulement lié aux bonnes nouvelles en provenance d'Europe. La Réserve fédérale américaine a dégainé jeudi une arme très puissante en se lançant dans un troisième cycle de mesures de soutien à la croissance, au terme de deux jours de réunion de son comité de politique monétaire. "Le tempo est très positif, beaucoup d'investisseurs craignaient que la Fed repousse toute intervention au-delà des élections américaines de novembre", relève Olivier Raingeard, chef économiste à la banque Neuflize OBC. L'institut monétaire a promis de maintenir son taux directeur, quasi nul depuis plus de trois ans et demi à un niveau "exceptionnellement bas" jusqu'à mi-2015 au moins si nécessaire.

T.N. et Michel Visart

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