L'automatisation du travail avance, quid des emplois ?

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Image d'illustration - © THOMAS KIENZLE - BELGAIMAGE

Un poste de travail sur deux pourrait être automatisé d'ici à vingt ans vu le développement technologique. Les robots et les logiciels prendraient alors le relais. Une perspective sur laquelle planchent des chercheurs de la prestigieuse université britannique d'Oxford. Mais cette évolution nuirait directement au nombre de jobs disponibles.

Selon les chercheurs, cette fois, les postes sacrifiés seraient plus difficilement remplacés. Plusieurs secteurs d'activités en ont d'ailleurs récemment souffert, comme dans l'imprimerie. Dans l'industrie automobile, les premières chaînes de montage remontent à un siècle pile.

Philippe Casse est un historien de l'automobile. L'automatisation régulière de métiers, d'activités, a des effets positifs, aujourd'hui encore... "Le relèvement du niveau d’exigence et des talents nécessaires est un bien pour tout le monde et ajoutez à cela le fait du confort physique et des conditions de travail dans les entreprises, on mangerait son pique-nique par terre tellement il y fait propre".

Plus de logiciels, davantage de robots... Des technologies arrivent à maturité. Elles vont générer d'autres emplois, sans doute plus qualifiés.

Vincent Vandenberghe est professeur d'économie et chercheur à l'UCL. Il n'est pas inquiet pour le volume de l'emploi. "Là où il faut être inquiet c’est que ça peut se passer de façon très rapide dans certains secteurs et à ce moment-là vous avez de la casse, vous avez des gens qui souffrent, vous avez des gens qui perdent leur emploi et qui sont à un stade de leur carrière où il leur est très difficile d’opérer une transition".

L'élément neuf c'est que ces travailleurs touchés ne seraient plus seulement ceux de l'industrie mais aussi ceux des services. Le secteur tertiaire absorbe aujourd’hui chez nous huit emplois sur dix...

Dominique Delhalle

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