L’application belge Eventer a 2000 nouveaux utilisateurs par mois

Avec 2000 nouveaux utilisateurs par mois, l’application belge Eventer est en croissance. Reste à monétiser pleinement l’application, grâce aux professionnels de l’événementiel et aux options payantes au sein même d’une app gratuite.

Soirées, mariages, anniversaires… Eventer est un réseau social privé lié à un événement. Le but ? Rassembler les souvenirs : photos et vidéos prises par les participants dans un seul album digital. « On est parti du constat que les contenus, photos, vidéos, GIF, boomerang, captés par les participants à un événement… ne sont en fait jamais échangés. Et nous venons remplacer les photobooth (cabines photo) sur les événements. Sans publicité et sans utilisation de données ».

Nous avons doublé le nombre de nouveaux utilisateurs mensuels, qui est passé à 2000

Clients et utilisateurs

Une application gratuite, sans revente de données personnelles ? « Parce que notre modèle économique a été développé en misant sur les professionnels de l’événementiel : voyages professionnels, événement grand public, comme le festival LaSemo cet été, ». Chez certains géants du numérique, ce sont les volumes massifs d’utilisateurs qui génèrent des revenus. « On a une très bonne traction actuellement, de plus en plus d’utilisateurs depuis qu’on a traduit l’application en français. Nous avons doublé le nombre de nouveaux utilisateurs mensuels, qui est passé à 2000 ».

Le marché est compliqué, il y en a beaucoup qui s’y sont cassé la gueule.

Où est la concurrence ?

A part le français Wechain, difficile d’identifier un concurrent direct ou naturel à Eventer. « Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle », sourit Pierre-Yves Bossard. « En général on dit qu’il vaut mieux avoir beaucoup de concurrence, parce que ça veut dire qu’il y a un marché. Et je pense que le marché est compliqué, il y en a beaucoup qui s’y sont cassé la gueule. Là, on arrive à un moment charnière où il me semble que le marché est prêt pour l’utilisation de ce type d’outils ».

De la place pour autre chose que des géants

Les géants du numérique sont régulièrement à l’avant-plan de l’actualité. Dans un monde digital où l’on a coutume de dire que le premier arrivé est aussi le premier servi (comprenez, le premier à engranger des utilisateurs par millions est souvent en position de quasi-monopole, voire de monopole), Pierre-Yves Bossard est convaincu qu’il y a aussi de place pour des entreprises de taille moyenne « il y a de la place pour tout le monde. Il y a des géants, mais ce n’est pas parce qu’on n’est pas un géant qu’on n’existe pas ».

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK