L'activité économique belge a souffert des attentats du 22 mars 2016

L'activité économique belge a souffert des attentats du 22 mars 2016
L'activité économique belge a souffert des attentats du 22 mars 2016 - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Les attentats du 22 mars à la station Maelbeek et à l’aéroport de Bruxelles ont eu un impact sur l’activité économique du pays. Mais cet impact est assez compliqué à chiffrer avec précision, notamment parce que la croissance économique a été plus forte que prévu. Au deuxième trimestre de 2016, c’est-à-dire juste après les attentats, on aurait plutôt imaginé un ralentissement. Ça n’a pas été le cas. Mais pour le Bureau fédéral du Plan, c’est sûr, il y a eu un impact économique négatif, mais temporaire et limité.

Des évaluations chiffrées ont circulé. La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), par exemple, avait évalué le préjudice économique total à pratiquement 0,6 % du PIB, environ 2,5 milliards d’euros. La Banque Nationale, très prudente, estime plutôt l’impact autour de 0,2 % du PIB, environ 800 millions d’euros.

En revanche, ce qui est à peu près certain, c’est qu’on voit mieux quels sont les secteurs qui ont le plus souffert, surtout à Bruxelles d’ailleurs : l’Horeca (hôtel, restaurant, café), le commerce de détail ou encore le transport aérien.

Un an après, l’activité n'a pas tout à fait retrouvé son activité normale. Pour Bernard Gustin, le patron de Brussels Airlines par exemple, toutes les séquelles économiques n’ont pas encore été effacées dans son activité.

"Nous voyons aujourd’hui que la tendance est positive, explique-t-il. Mais nous ne sommes pas encore, en termes de passagers qui viennent vers la Belgique, dans la situation où nous étions avant le 22 mars. Donc il y a encore du travail à faire et nous travaillons main dans la main avec différents acteurs du tourisme en Belgique, avec les autorités pour essayer de rétablir l’image de la Belgique. Cela va mieux, mais on n’y est pas encore."

Le tourisme d'affaires se redresse

Dans le secteur hôtelier bruxellois, on constatait un retour progressif des clients étrangers dès le mois de septembre dernier. Rodolphe Van Weyenbergh, le secrétaire général de l’association bruxelloise de l’hôtel, l'assure : le tourisme d’affaires a commencé à se redresser.

"C’est propre à toutes les destinations finalement, la résilience de tourisme d’affaires est plus rapide. Et à Bruxelles, on a vu le tourisme d’affaires revenir à partir du mois de septembre progressivement. Niveau loisirs, c’est un peu plus compliqué et aujourd’hui, en effet, le segment qui pose encore problème, ce sont certaines destinations loisirs, telles que les États-Unis ou l’Asie. Maintenant, ce n’est pas propre à Bruxelles, encore une fois, c’est propre à l’ensemble de l’Europe. Et peut-être que le contexte politique joue un rôle également, je pense, au segment des États-Unis."

Trop peu de touristes américains ou de touristes asiatiques passent donc par Bruxelles. Constat qu’on peut retrouver aussi au travers des statistiques de l’aéroport de Bruxelles-National. Celui-ci a accueilli près de 22 millions de passagers en 2016, c’est une baisse de 7 % sur un an, due exclusivement à l’attentat. Le patron de l’aéroport, Arnaud Feist, espère néanmoins que 2017 constitue une année record pour l’aéroport. Les mois de janvier et de février ont d'ailleurs été excellents.

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