Jupille, Louvain et Hoegaarden à l'arrêt: les syndicats d'AB Inbev refusent de lever les blocages pour négocier

Les syndicats d'AB InBev rejettent la proposition de la direction de reprendre les négociations vendredi à condition que les actions de blocage devant les brasseries de Louvain, Jupille et Hoegaarden soient levées, a indiqué le secrétaire syndical Kris Croonenborghs (ABVV/FGTB).

"Nous ne lèverons ces blocages que si un signal émanant de la direction laisse entendre qu'elle viendra à la table des négociations avec une meilleure proposition autour de la sécurité de l'emploi et la garantie de revenus. Aujourd'hui, nous n'avons plus aucune confiance dans les intentions de la direction. Nous avons déjà parlé trois fois sans voir venir de meilleure proposition", affirme M. Croonenborghs.

Les syndicats demandent notamment une meilleure harmonisation entre ouvriers et employés concernant la garantie de revenus en cas de licenciement. Actuellement, les employés jouissent d'un traitement moins favorable, selon les organisations de travailleurs.

Des stocks suffisants... pour le moment

Le blocage des brasseries a débuté lundi après-midi à Jupille et Louvain et mardi matin à Hoegaarden. Actuellement, les stocks sont encore suffisants dans la grande distribution et l'horeca, mais l'activité dans ces trois brasseries est à l'arrêt.

La direction a appelé les syndicats à revenir autour de la table des négociations, une fois les blocages levés. A propos de la "garantie individuelle de sécurité d'emploi", elle rappelle qu'un arrangement spécifique est entré en vigueur chez AB InBev en 2011, offrant aux ouvriers le paiement de trois ans de salaire au cas où la brasserie réduirait son effectif. Le groupe souhaite maintenir "cette clause de garantie exceptionnelle en Belgique qui s'ajoute aux indemnités légales requises", mais les syndicats veulent des garanties individuelles encore plus longues, constate la direction.

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