Jo Cornu : "Il n'est plus nécessaire d'investir dans une extension du réseau"

Jo Cornu
Jo Cornu - © RTBF

Interrogé dans Les Décodeurs, le patron de la SNCB Jo Cornu est revenu sur les grèves qui ont touché l'entreprise ces dernières semaines. Ces actions ont des "effets qui ne se limitent pas à la journée de grève". Le nombre de voyageurs croît d'environ 1% par ans. Après une grève, pendant 6 mois la SNCB perd des clients. Et lorsque l'entreprise commence retrouver des clients, "nous avons perdu entretemps environ 10 millions d'euros de revenus".

Pour la CGSP, il est impossible d'instaurer un service minimum aux chemins de fer. "Dans d’autres pays, il y a des systèmes qui marchent pour faire au mieux pendant les grèves" répond Jo Cornu.

Le patron du rail demande au gouvernement de faire des économies chez Infrabel plutôt qu'à la SNCB : "Ces dix dernières années on a investi 8 milliards dans l’expansion du réseau mais il n'y a pas un train en plus qui roule. De plus la vitesse commerciale a diminué de 10%. On peut difficilement appeler cela une réussite" selon Jo Cornu. "Il faut maintenant se focaliser sur le client. Il n'est plus nécessaire d'investir encore dans une extension du réseau".

Tarifs très bas

Jo Cornu plaide une nouvelle fois pour une flexibilité des tarifs. Les tarifs vont-ils augmenter en heure de pointe? "Actuellement, nous avons des tarifs très bas qui sont réglé par le contrat de gestion. Il faut pouvoir suivre une politique commerciale". Va-t-on augmenter les tarifs en première classe ? "C’est une piste" répond Jo Cornu.

"Nous avons une loi qui nous oblige à avoir un accompagnateur de train dans chaque train qui part" poursuit-il. Selon lui, 20% des trains pourraient rouler sans accompagnateur, uniquement avec un conducteur donc.

L'avenir est également aux trains qui fonctionnent automatiquement conclut Jo Cornu : "Je ne comprends pas qu’on puisse avoir des voitures autonomes mais pas de train autonome !"

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