JM Barroso: tous les Etats ne captent pas l'urgence de la situation

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, au Parlement européen à Strasbourg le 13 juin 2012
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, au Parlement européen à Strasbourg le 13 juin 2012 - © Frederick Florin

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé mercredi à une plus grande intégration au moment où l'UE est à "un moment crucial" et a décoché des flèches à l'encontre de "capitales" qui ne mesurent pas l'urgence de la situation.

"Nous sommes à un moment crucial pour l'intégration européenne et même pour l'Union européenne. (...) Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir", a déclaré M. Barroso devant le Parlement européen à Strasbourg.

"Je ne sais pas si l'urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd'hui", a toutefois estimé le chef de l'exécutif européen.

Revenant sur le cas de la Grèce qui s'achemine vers des élections cruciales pour son avenir, M. Barroso a estimé que le pays "devrait rester dans la zone euro à condition de respecter ses engagements".

Il préconise à moyen terme de "mettre en place des pare-feu financiers, de réformer le secteur bancaire et de bâtir une union budgétaire" grâce aux instruments de discipline existants ou qui devraient bientôt voir le jour, comme le "two pack", deux textes législatifs sur lesquels les eurodéputés doivent se prononcer ce mercredi à Strasbourg.

Ce paquet législatif sur la gouvernance économique vise à renforcer les pouvoirs de la Commission dans l'examen des budgets des États membres, mais M. Barroso propose également des initiatives de croissance qui pourraient ouvrir la voie aux euro-obligations. Le "two pack" propose en effet la création d'un fonds européen d'amortissement pour les dettes dépassant 60% du PIB du pays, ce qui fait débat.


AFP

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