Jeep: la machine à cash du groupe Fiat-Chrysler

Le véhicule tout terrain est vraiment l’ADN de Jeep,
Le véhicule tout terrain est vraiment l’ADN de Jeep, - © MARCO BERTORELLO - AFP

Révolution à la tête du groupe automobile italo-américain Fiat-Chrysler. Gravement malade, son patron emblématique, Sergio Marchionne, a été remplacé par le Britannique Mike Manley.

Homme du sérail, Michael Manley est le patron de la marque Jeep depuis une dizaine d’années. C’est la machine à cash du groupe. Près de 70% des bénéfices du groupe Fiat-Chrysler attendus cette année viendraient de Jeep. Sous la direction de Michael Manley, les ventes de Jeep ont été multipliées par quatre entre 2009 et 2017, mais il le dit lui-même, la marque Jeep est exceptionnelle. "Jeep est vraiment une icône américaine sur tous les continents. La marque Jeep est une des marques les plus connues dans le monde, tous secteurs et tous pays confondus, et nous en sommes très fiers. Ce que je dis à mes équipes, c’est que l’esprit Jeep est en chacun. Et cet esprit consiste à la faire mieux aujourd’hui qu’hier. C’est une histoire de croissance et d’aventure. "

Le marché porteur des SUV

Le véhicule tout terrain est l’ADN de Jeep, mais Mike Manley ne s’en est pas contenté. Il a aussi réorienté la marque américaine vers le marché très porteur des SUV (Sport Utility Vehicule) aux États-Unis.

Après 14 années sous la direction de Sergio Marchionne, l’état de santé de ce groupe automobile va infiniment mieux. Le groupe Fiat, en 2004, était en grande difficulté. Marchionne l’a redressé. Il a notamment conclu une alliance très profitable avec l’Américain Chrysler en 2009, il a externalisé les activités gros engins camions, et externalisé aussi Ferrari. Aujourd’hui, le groupe est désendetté, il vaut plus de 60 milliards d’euros, 10 fois plus qu’en 2004, l’année où Sergio Marchionne a repris les rênes du groupe.

Mais, pour autant, la partie ne s’annonce pas simple pour Mike Manley. Il va devoir relever de gros défis, en particulier le développement des voitures hybrides et électriques. C’est un défi pour l’ensemble du secteur d’ailleurs. Et dans un contexte difficile en plus, avec cette guerre commerciale qui se dessine entre les États-Unis et le reste du monde. Mais ça, c’est valable aussi pour le reste de l’industrie automobile.
 

Mike Manley le CEO de Jeep au Detroit Auto Show 2016 (en anglais)

Mike Manley le CEO de Jeep au Detroit Auto Show 2016 (en anglais)

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