Jean-Jacques Cloquet: pour l'aéroport de Charleroi, la grève de Ryanair "est une très mauvaise opération"

Jean-Jacques Cloquet: pour l'aéroport de Charleroi, la grève de Ryanair "est une très mauvaise opération"
Jean-Jacques Cloquet: pour l'aéroport de Charleroi, la grève de Ryanair "est une très mauvaise opération" - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Le personnel de cabine de Ryanair entame une grève de deux jours ce mercredi en Espagne, au Portugal, en Belgique et en Italie. Jean-Jacques Cloquet s'exprime sur les conséquences pour l'aéroport de Charleroi qu'il dirige.

À Charleroi, "c’est à peu près entre un et deux sur trois qui devrait décoller. Jusqu'à présent, les opérations se passent normalement depuis six heures et demie du matin, c’est-à-dire que ce qui était annulé est annulé et le reste décolle", affirme-t-il.

Pas de surprise, donc, pour les passagers, mais un coup dur pour l'aéroport. "En termes de coût, c’est évidemment une très mauvaise opération parce qu’on perd plus de 200.000 euros, sans compter ce que les commerces vont perdre".

Une forte dépendance à Ryanair

Avec un aéroport majoritairement dépendant de Ryanair, "à moins de 75%" contre "95% il y a quelques années", "quand il y a un gros problème chez ce partenaire, ça a évidemment des impacts immédiats pour l’aéroport et pour son image".

C'est cette dépendance quasi-totale à une seule compagnie qui a poussé l'aéroport à changer de stratégie il y a quelques années. "Parce qu’on mesure toujours les risques, explique Jean-Jacques Cloquet, que ce soit un risque social ou un risque autre avec un seul client. Donc, notre vraie stratégie est de continuer la diversification, en respectant ce partenaire qui a fait Charleroi ce qu’il est aujourd'hui." Par là, le directeur fait notamment référence à l'arrivée d'Air Belgium pour "toucher l’international".

Ryanair doit revoir ses règles

Concernant les négociations autour de la grève, Jean-Jacques Cloquet tempère : "Je pense qu’il y a un dialogue social qui doit s’installer, une révision des conditions sociales. Je pense que l’Europe devrait peut-être aussi un peu remettre ces règles à jour et que Ryanair va évidemment devoir changer un peu son mode de fonctionnement avec son personnel de bord".

Le directeur de l'aéroport de Charleroi suggère à Ryanair de "s’adapter, revoir leurs règles et peut-être faire de moins grandes marges". Jean-Jacques Cloquet encense Ryanair qui a "permis à tout un chacun de pouvoir voyager parce que les prix sont intéressants. Cela étant, au niveau social, il y a un travail important à faire de leur côté".

Jean-Jacques Cloquet espère que les négociations aboutiront au plus vite "parce que c’est quand même une très mauvaise date. Ce n’est jamais une bonne date d’avoir des problèmes dans un aéroport, mais les 25-26 juillet, ce n’est vraiment pas du tout la meilleure des situations. Il y a des gens qui ont pu replanifier des vols, mais d'autres ne peuvent pas partir en vacances."

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