Jean-Claude Trichet veut éviter la faillite de la Grèce

Jean-Claude Trichet veut éviter la faillite de la Grèce
Jean-Claude Trichet veut éviter la faillite de la Grèce - © Georges Gobet (AFP)

Le second plan d'aide à la Grèce sera au centre des débats jeudi à Bruxelles. Les responsables européens et les banques vont tenter de parvenir à un consensus pour résoudre les problèmes de financement de la dette.

Les Bourses ont fini en forte baisse ce lundi. La crainte de contagion à l'Italie et à l'Espagne notamment semble bien présente. Des réunions d'experts sont prévues avant la rencontre européenne de jeudi. La situation interpelle jusqu'aux Etats-Unis. Timothy Geithner, secrétaire au Trésor a appelé les dirigeants européens à faire davantage pour "contenir le risque d'une escalade de la crise". 

La Grèce attend avec impatience qu'un accord soit trouvé au sein de la zone euro à propos du financement de la dette. Mais Envagelos Venizelos, le ministre grec des Finances a prévenu, "notre objectif est d'éviter un défaut, même sélectif. Il existe des propositions qui répondent aux attentes tout en ne permettant pas aux agences de notation d'émettre une note impliquant un défaut". 

Les responsables de la zone euro se réuniront ce jeudi à Bruxelles. Ils vont tenter de boucler la mise en place le second plan d'aide à la Grèce. "Nous voulons une solution qui rende notre dette gérable (...), garantisse les besoins d'emprunts de la Grèce jusqu'à la mi-2014, date à laquelle nous prévoyons de revenir sur les marchés, et garantisse également la liquidité des banques grecques", a déclaré Evangelos Venizelos. 

Jean-Claude Trichet veut éviter la faillite de la Grèce

La responsabilité d'éviter une faillite de la Grèce incombe aux gouvernement de la zone euro, a averti le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet. "Un incident de crédit, un défaut de paiement, sélectif ou non, doit être évité", a-t-il dit. "Nous demandons aux gouvernements de la zone euro de trouver des solutions appropriées aussi vite que possible", a-t-il ajouté. 

"Qui pourrait considérer que la faillite d'un pays souverain, dans le contexte de la crise européenne et globale des finances publiques, soit une bonne solution ?", a lancé le patron de la BCE. 

"L'adhésion à la zone euro implique certaines dépendances mutuelles qui représentent les avantages d'une union monétaire", a souligné Jean-Claude Trichet. 

Les autres membres de la zone euro qui se sont retrouvés sous la pression des marchés comme l'Italie n'auront pas besoin de renflouement, a-t-il indiqué. "Je suis confiant qu'ils seront capables de renforcer leur crédibilité", a-t-il ajouté. 

La BCE ne s'attend pas à ce que la crise de la dette provoque une récession dans la zone euro, a estimé Jean-Claude Trichet, ajoutant que le conseil de gouvernance de la Banque estimait que les risques étaient équilibrés.

Trois options pour la dette

Les dirigeants de la zone euro s'étaient mis d'accord la semaine dernière sur les trois options principales en vue d'intégrer le secteur privé à ce nouveau plan d'aide à la Grèce. Une possibilité serait le rachat de la dette grecque et un réhaussement de crédit pour le privé. Mais cette option mais elle risquerait d'entraîner un défaut partiel, voire complet, de la Grèce.

Une seconde option consisterait en un "roulement" de la dette. Une solution qui n'envisage ni rehaussement de crédit, ni rachat de dette. Mais qui entraînerait probablement, là aussi, un défaut sélectif. 

La dernière solution ne causerait probablement pas de défaut. Il s'agit d'une taxation du secteur financier. Le coût de cette option serait probablement moins élevé pour la zone euro que les deux autres solutions envisagées. 

AdC (avec agences)
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