Japon: l'équivalent de 430 millions d'euros en crypto-monnaie dérobé par des pirates informatiques

Des tire-laine dévalisent Coincheck
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Des tire-laine dévalisent Coincheck - © Coincheck

C'est le casse du siècle dans l’univers des crypto-monnaies : au Japon, l’équivalent de 430 millions d’euros a disparu.

La monnaie volée est le NEM, pour " New Economy Movement ". Elle a été créée en Indonésie en 2015. C’est la 10ème monnaie virtuelle par ordre de grandeur. La première est le bitcoin.

Une bourse virtuelle s’est fait hacker 

Vendredi, la plate-forme japonaise, Coincheck a suspendu ses échanges de N.E.M, puis d’autres monnaies virtuelles, sauf le bitcoin. 

"Nous avons suspendu les dépôts et retraits, les achats et ventes de NEM. Nous sommes désolés de vous causer de gros ennuis et des soucis", a affirmé Coincheck dans une série de tweets.

Coincheck avait détecté des "accès non autorisés". Les pertes, qui se chiffrent au total à 58 milliards de yens, dépassent le montant qui avait disparu des coffres de la plateforme d'échanges MtGox, dont la faillite retentissante en 2014 n'avait pas fait renoncer le Japon à la reconnaissance officielle des crypto-monnaies. 

Les créateurs de la monnaie dérobée pointent le manque de sécurisation de la plate-forme. 

En attendant la valeur de leur monnaie a dégringolé, malmenant au passage les autres crypto-monnaies. NEM a a perdu jusqu'à 25% avant de se reprendre. Le bitcoin a aussi reculé comme le ripple et ethereum mais de façon momentanée.

Ce n'est pas le premier cambriolage virtuel. Et les investisseurs semblent cette fois avoir maintenu leur confiance dans ces monnaies.

La plateforme assure être sur une piste. Elle a l’espoir de récupérer l'argent disparu. En attendant Coincheck a indiqué qu'elle allait puiser dans ses propres fonds pour reverser environ 46,3 milliards de yens à ses 260.000 clients qui ont perdu leurs avoirs en NEM.

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