J.-C. Juncker "totalement opposé" à une sortie de la Grèce de l'euro

Le Premier ministre grec Antonis Samaras (g) et le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker (d) avant leur entretien à Athènes le 22 août 2012
Le Premier ministre grec Antonis Samaras (g) et le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker (d) avant leur entretien à Athènes le 22 août 2012 - © Louisa Gouliamaki/AFP

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, s'est affirmé "totalement opposé à une sortie de l'euro" de la Grèce mercredi à Athènes, tout en fixant comme "priorité" au pays l'assainissement de ses finances.

Il a aussi confirmé qu'aucune décision n'était attendue dans l'immédiat sur la demande grecque d'un délai supplémentaire de deux ans renvoyant à 2016 au lieu de 2014 le retour du pays à l'équilibre budgétaire.

Une décision sur ce point "dépendra des conclusions de la mission de la troïka", représentant les créanciers de la Grèce, et qui doit présenter en septembre son dernier audit des comptes grecs et des efforts de redressement du pays.

"Je suis totalement opposé à une sortie de la Grèce de l'eurozone. Cela ne l'aiderait pas et créerait des risques majeurs" pour les autres pays, a déclaré Jean-Claude Juncker à l'issue d'entretiens avec le Premier ministre grec Antonis Samaras. Il a appelé le pays à redoubler d'efforts pour redresser son économie, faisant de l'assainissement financier du pays "la priorité numéro un".

"Des efforts doivent être faits en matière budgétaire (...) de réformes structuelles supplémentaires, et de privatisations", a-t-il insisté, relevant que le pays souffrait d'une "espèce de crise de crédibilité".

Les entretiens de Jean-Claude Juncker avec Antonis Samaras, les premiers depuis l'arrivée au pouvoir de ce dernier en juin, sont un prélude au marathon diplomatique qu'Athènes entame pour tenter d'obtenir plus de temps pour mettre en oeuvre la cure de rigueur et de redressement que lui ont prescrite UE et FMI en échange de son sauvetage de la faillite.

AFP

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