Iran-USA : Les tensions géopolitiques refroidissent les marchés

Iran-USA : Les tensions géopolitiques refroidissent les marchés
Iran-USA : Les tensions géopolitiques refroidissent les marchés - © SAJJAD HUSSAIN - AFP

Aussi soudaine que le silence qui suit un feu d’artifice. L’incertitude est à nouveau à l’ordre du jour sur les marchés financiers. Et l’euphorie du début d’année aura, elle, été de courte durée.

Pétrole: +3%

Le général iranien Soleimani a été tué à Bagdad par des frappes aériennes américaines. Après la promesse d’une " vengeance terrible " par Téhéran, la crainte d’une riposte iranienne a fait s’envoler les cours du pétrole :   à la mi-journée, les cours du pétrole avaient atteint leur plus haut niveau depuis quatre mois. Une hausse de plus de 4%, que ce soit pour le Brent ou le brut léger américain (WTI). La crainte ? Que l’escalade des tensions au Moyen Orient entraîne des perturbations dans l'approvisionnement mondial en pétrole brut.

Refuges en hausse

Des valeurs considérées comme refuge, par contre, or, yen et franc suisse voient quant à elles leur valeur s’apprécier. L’or s’établissait à plus de 1550 points vendredi matin (+1,5%). Du côté des valeurs de change, le franc suisse progresse lui aussi, et a atteint (comme les cours du pétrole) un plus haut en quatre mois face à l’euro. Le yen japonais, lui aussi valeur refuge " habituelle " en période de tension, s'apprécie de plus de 0,5% face au dollar et de près de 0,7% face à l'euro.

Europe dans le rouge…sauf l’énergie

En Europe, tous les grands indices sectoriels européens Stoxx évoluent dans le rouge, vendredi matin. A une exception notable, celui de l'énergie, qui marque une hausse (+0,80%), soutenu par la hausse des cours du pétrole. Repli aussi pour le Bel20 à -0,6%, moins marqué toutefois que le recul à Francfort (-1,5%). Ajoutons, pour l’Europe toujours, que les chiffres définitifs des indices manufacturiers avaient confirmé jeudi la contraction de l'activité en Allemagne, et en zone euro.

En clair, les nouvelles incertitudes géopolitiques nuisent à l'appétit pour le risque des investisseurs. Un appétit pourtant bien ouvert jusque-là par un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la Banque populaire de Chine annoncé jeudi, et des perspectives d'apaisement d’un autre conflit, commercial celui-là, entre Washington et Pékin. Le retour au premier plan des tensions au Moyen-Orient l’emporte donc sur les records de Wall Street en fin d’année.

Réactions aux USA et ailleurs dans un sujet de notre JT 13h:

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK