Infrabel veut atteindre 15% de personnel féminin d’ici 2025

Depuis plusieurs années, la société Infrabel, qui gère l’infrastructure ferroviaire, affiche la volonté de féminiser son personnel. Les objectifs sont clairs : l’entreprise veut atteindre 15% de personnel féminin d’ici 2025. Pour l’instant, les femmes représentent seulement 13%, et seulement 11% dans le secteur de l’informatique. C’est le cas de Genada, psychologue en Albanie, devenue développeuse chez Infrabel. "Je voulais faire un choix avec le moins de risque possible, explique-t-elle. L’informatique paraît le choix le plus évident : il y a un grand écart entre les offres d’emploi dans ce secteur et les autres."

C’est aussi le choix qu’a fait Sabrina, une autre développeuse chez Infrabel. Elle y travaille depuis plus d’un an, dans un monde encore très majoritairement masculin. "C’est vrai qu’il y a beaucoup d’hommes, admet-elle. L’échange avec eux est très intéressant : parfois on ne pense pas différemment. Mais ce serait bien d’avoir plus de femmes."


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Les deux développeuses ont été engagées après une formation réservée aux femmes : Infrabel veut montrer qu’ils pourraient avoir besoin d’elles, notamment pour continuer le développement des logiciels utilisés pour former leur personnel. Infrabel compte beaucoup sur la féminisation de son personnel.

Une stratégie efficace ? "Face à la persistance des inégalités entre les femmes et les hommes, il faut bien essayer de trouver des instruments qui permettent d’avancer vers plus d’égalité, note Bernard Fusulier, professeur de sociologie à l’UCL. Les quotas, c’est une solution partielle, peut-être provisoire pour tenter d’améliorer la position des femmes sur le marché de l’emploi." A compétences égales, les quotas pourraient donc faire évoluer le monde du travail… même s’il y a toujours le risque que cela se fasse au détriment d’autres.

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