Industrie technologique belge: "Tout va bien"…Mais

Industrie technologique belge: "Tout va bien"…Mais
Industrie technologique belge: "Tout va bien"…Mais - © Tous droits réservés

Coup de projecteur sur l’un des gros secteurs de notre économie: l'industrie technologique. Son organisation patronale Agoria a fait le point sur la santé du secteur et à ce stade, le bilan est excellent.

Tout va bien dans l'industrie technologique. C'est l'administrateur délégué de Agoria, Marc Lambotte qui le dit. " Nous avons vu des investissements à des niveaux record. Nous avons vu des chiffres d'affaires record donc tout va bien, on crée de l'emploi. "

Les entreprises affiliées à ce secteur devraient terminer 2018 avec un chiffre d'affaires combiné record de 128 milliards d'euros. Ces parts de marché à l'exportation dans l'Union européenne remontent alors qu'elles baissaient depuis 15 ans. L'emploi augmente, plus de 300 000 salariés dans le secteur. 13.000 emplois supplémentaires créés en trois ans.

Le discours des patrons reste pourtant mitigé, car il y a un grand " mais ", explique Marc Lambotte : "Plusieurs indicateurs montrent que ça va aller un peu moins bien dans un avenir proche. Nous voyons les carnets de commandes un peu moins remplis. Nous voyons aussi qu'il y a toujours une croissance au niveau de l'emploi mais il y a moins de croissance donc nous constatons un ralentissement. Et nous voyons exactement la même chose au niveau des investissements et du chiffre d'affaires. Chacun de ces facteurs en soi n'est pas un vrai problème mais la combinaison de plusieurs facteurs indique quand même qu'il faudra prendre des mesures pour, à nouveau, renforcer notre position compétitive qu'il faut continuer à créer de l'emploi, qu'il faut remplir les emplois vacants ".

Le handicap belge: les emplois non pourvus

Car le problème est bien là : beaucoup d'entreprises du secteur technologique ne trouvent pas le personnel qualifié dont elles ont besoin. Cela pèse sur la croissance parce qu'il arrive même que certaines sociétés doivent refuser des commandes parce qu'elles n'ont pas les moyens humains pour honorer les commandes supplémentaires dans les délais impartis par les clients.

Marc Lambotte évoque d’autres mesures à prendre pour renforcer le secteur. Et la première serait de diminuer le coût salarial. "Cela ne veut pas dire les salaires, soyons clairs mais le coût salarial doit diminuer. Il y a une mesure que nous proposons, c'est que les contributions à l'ONSS diminuent de 25 à 20 % ".

Diminuer donc les cotisations sociales patronales. Sans oublier d’autre revendications traditionnelles comme la baisse du taux de l'impôt des sociétés et la flexibilité au niveau des salaires. Ça renvoie à tous les débats autour de la rémunération liée à l'ancienneté qu'Agoria voudrait détricoter. Et enfin, dernière mesure, activer le plus grand nombre possible de chômeurs pour qu'ils soient en capacité de prendre les emplois qui sont disponibles dans le secteur.

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