Immobilier: la résidence secondaire se porte bien, mais l'acheteur vieillit

Même si cela exige des moyens importants, l’immobilier est un placement de plus en plus populaire. C’est ce que révèle le baromètre annuel de BNP Paribas Fortis, le leader belge du marché des crédits hypothécaires. On y apprend que non seulement Un crédit hypothécaire sur 4 concerne une résidence secondaire contre un sur 10 il y a trois ans, mais aussi que l’acheteur vieillit.

La première explication de cette explosion des acquisitions est la faiblesse des taux de crédit hypothécaire. La seconde est la faiblesse tout aussi impressionnante des taux octroyés sur les comptes d’épargne. Sans parler des emprunts d’Etat qui flirtent avec le 0%.

La quête de la plus-value

En se dirigeant vers l’immobilier, les acquéreurs tablent plutôt sur une plus-value à la revente. A condition de pouvoir patienter un peu.

Selon l’étude, 9 résidences secondaires sur 10 sont achetées en Belgique. "6% seulement des biens sont achetés à la côte, 4% en Ardenne et les 90 autres pour cent se répartissent à Bruxelles et dans le reste du pays", explique Sébastien Degand, responsable des emprunts hypothécaires chez BNP Paribas Fortis.

Le but: dégager des revenus locatifs

Mais surtout, 76% des résidences secondaires achetées en Belgique ont pour but de dégager des revenus locatifs. On ne peut donc plus vraiment parler de résidences secondaires. Plutôt d’achats d’investissement. Ce qui est moins le cas pour les achats immobiliers à l’étranger où seuls 6 biens sur 100 s’inscrivent dans ce projet.

Au-delà de nos frontières, c’est l’Espagne qui attire le plus les amateurs de briques. Selon le baromètre BNP, les acquisitions par-delà les Pyrénées représentaient 12% des crédits en 2015, mais grimpaient à 18% en 2017. Et là, c’est le prix de vente qui constitue le principal incitant.

La moyenne des montants empruntés pour une résidence à des fins locatives est de 195.000 euros en Belgique, contre 141.000 en Italie. En Belgique, c’est bien sûr la côte qui remporte la palme avec 15% des biens achetés à des fins locatives, contre 13% pour les Ardennes.

Lorsque le bien est acheté à l’étranger dans un but récréatif, sans espoir de revenus, les montants sont légèrement plus élevés : 214.000 euros pour les Pays-Bas et 130.000 pour l’Espagne.

Les acheteurs… vieillissent

Le profil de l’acheteur d’un second bien est, lui, vieillissant : 44 ans contre 42 il y a un an. C’est aussi 6 ans de plus que l’âge moyen d’acquisition de la résidence principale. Pour Sébastien Degand, "6 ans, c’est peu et beaucoup à la fois, sachant que parmi ces clients, beaucoup ont plus de 50 ans. Et que l’émergence de ces clients de plus de 50 ans est une constante depuis plusieurs années".

 

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