Il n'y aura pas de licenciement sec à la fermeture de Doel 1 et Doel 2

Les réacteurs de Doel devront fermer en 2015
Les réacteurs de Doel devront fermer en 2015 - © BELGA PHOTO DIRK WAEM

Aucun licenciement sec ne sera appliqué à la suite de l'annonce des fermetures des centrales nucléaires de Doel 1 et Doel 2, a annoncé jeudi le syndicaliste Didier Nicaise de la CGSP-Gazelco, à la suite d'un conseil d'entreprise extraordinaire avec le groupe GDF Suez.

"Il y aura soit des départs naturels, soit des réorientations en interne", explique Didier Nicaise.

Par contre, des entreprises en sous-traitance qui gravitent autour de Doel 1 et Doel 2 pourraient subir des pertes d'emplois sèches, déplore a contrario le syndicaliste.

Le gouvernement belge a en effet annoncé mercredi la fermeture définitive des centrales nucléaires Doel 1 et Doel 2, décision prise en raison de la volonté de la Belgique de sortir définitivement de sa dépendance au nucléaire.

Du côté de Tihange 1, le gouvernement a décidé de prolonger la centrale nucléaire jusqu'en 2025. "Le groupe GDF Suez, co-propriétaire de cette centrale à 50%, maintient la pression sur le gouvernement", estime Didier Nicaise.

Le groupe a en effet annoncé jeudi matin lors du conseil d'entreprise qu'il doit encore vérifier les garanties de rentabilité de sa présence à Tihange 1. "Ils vont faire une analyse de rentabilité en interne, pour confirmer ou non la fermeture de Tihange 1."

Gazelco craint une nouvelle augmentation des prix de l'énergie, avec des conséquences pour les industries qui consomment beaucoup d'énergie comme le secteur du métal et de la chimie.

"Nous voulons une garantie d'une politique énergétique. Nous voulons que le pouvoir de décision de fermeture des centrales nucléaires soit aux mains des pouvoirs publics ou de régulateurs, comme la CREG, mais en tout cas plus aux mains de groupes financiers", conclut Didier Nicaise.

Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK