Gros succès de la plate-forme digitale belge d'aide aux personnes, "Helpper"

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C'est une plateforme digitale belge qui a le vent le poupe. Helpper a été créé pour aider les personnes âgées, les malades chroniques et les personnes handicapées à trouver dans leur quartier des gens susceptibles de les aider, des " helpers ", pour cuisiner un repas, faire des courses au supermarché ou encore les accompagner chez le médecin.

La plateforme, elle, se charge de tout ce qui n’est pas l’aide à proprement parler. "Nous screenons chaque helper avant qu’il ait accès à la plateforme et nous nous chargeons également des assurances, de la gestion de conflits si c’est nécessaire et des formations financières", comme l'expliquait François Gérard, son fondateur, en 2017.

Contrôle d'identité, entretien téléphonique

Et ce screening est en plusieurs étapes. "Il commence par un contrôle d’identité. Nous avons entre autres accès à une plateforme du gouvernement qui nous permet de contrôler la validité des documents. Puis chaque helper passe également un entretien téléphonique, où nous posons des questions très ciblées sur la motivation et l’expérience et c’est notre équipe qui décide si oui ou non cette personne pourra être activée comme helper."

L’inscription est payante pour les gens qui souhaitent bénéficier d’une aide extérieure, puis il va évidemment falloir payer les heures d’aide en tant que telles : 9 € de l’heure, dont 2 € vont aller à la plateforme d’aide à domicile et le reste — 7 € de l’heure — revient à la personne aidante, pour qui l’inscription sur la plateforme est gratuite.

Desservir toute la Belgique

La plateforme est pour le moment active à Anvers, Gand et Bruxelles. Plus de 3 000 aidants inscrits pour 1200 personnes cherchant une aide, ça marche donc. La plateforme annonce également plus de 18 000 heures de travail par mois, mais c’est un volume qui est en très forte croissance : 45 % de hausse par mois depuis le début de l’entreprise, en 2017. Du reste, l’entreprise compte s’étendre à d’autres villes.

"Nous avons commencé dans les villes tout simplement pour des raisons mathématiques. On a plus de chance de trouver une bonne relation quand il y a plus de gens sur un territoire. Par contre, notre ambition est très claire : pouvoir desservir toute la Belgique. Nous allons réactiver des nouvelles villes à partir de fin 2019, donc dans quelques mois, et nous devrions pouvoir convier toute la Belgique pour fin 2020, début 2021."

Ils rêvent désormais de conquérir d'autres pays européens. C’est précisément pour financer cette expansion géographique, mais également les développements technologiques de la plateforme en tant que telle, qu’elle vient de lever plus de 1 100 000 € auprès de sociétés d’investissement. Parmi les soutiens de l’entreprise, on retrouve notamment Carevolution, qui appartient à la galaxie de la mutualité Partena.

La question de la fracture numérique

Mais le défi pour cette plateforme est que, s'adressant aux personnes âgées, beaucoup ne sont pas nécessairement très à l’aise avec les technologies digitales. Ils en tiennent compte. 

"Notre plateforme est d’ailleurs faite pour. La première question qu’on vous pose est de savoir si l’aide est pour vous ou pour quelqu’un d’autre. Et dans le cas des personnes âgées principalement, on remarque que c’est souvent la fille, le petit-fils ou le voisin qui se charge du dossier."

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