Grève de 24 heures dans les dépôts et les brasseries belges du brasseur AB InBev

Grève de 24 heures dans les dépôts belges du brasseur AB InBev
Grève de 24 heures dans les dépôts belges du brasseur AB InBev - © JOHN THYS - BELGA

Une grève de 24 heures a débuté mercredi matin dans certaines brasseries (Louvain, Jupille, Hoegaarden et Leeuw-Saint-Pierre) et dépôts belges du brasseur AB InBev. Le mouvement est soutenu par trois syndicats qui demandent des garanties pour le travail du personnel et un salaire correct. Tant les ouvriers que les employés et les cadres prennent part à l'action.

"Que l'appel à la grève soit suivi partout prouve que les problèmes sont importants", commente Kris Vanautgaerden, secrétaire syndical ACV/CSC. "Il y a un accord autour de la sécurité des emplois et des garanties de revenu, mais nous voulons étendre ces garanties."

Selon lui, AB InBev ne parvient pas à verser correctement le salaire de ses travailleurs. "C'est lié au fait que la direction a sous-traité la gestion des salaires à une société de Prague avant de délocaliser le tout en Inde. Les problèmes n'ont fait qu'augmenter ces trois dernières années."

Ces erreurs dans les paiements entraînent d'autres irrégularités dans la déclaration ONSS. "Comme les données ne sont pas traitées correctement en Inde, plusieurs jours de travail effectifs ne sont pas enregistrés comme il faut par le secrétariat social en Belgique. L'ONSS ne reçoit alors à son tour pas les bonnes données. Cela a une conséquence à terme sur le calcul de la pension", poursuit M. Vanautgaerden.

Selon lui, tous ces problèmes s'expliquent par les grands changements effectués au sein du management d'AB InBev. "Tous les deux ans, de nouvelles têtes arrivent. Mais personne ne veut alors prendre la responsabilité et tous renvoient au passé ou à l'avenir lorsqu'on évoque ces problèmes. Nous voulons une solution et nous souhaitons que la direction ne minimise plus ce problème", conclut le syndicaliste.

Le travail au siège à Louvain se poursuit

De son côté, le groupe brassicole a confirmé que ses dépôts et brasseries étaient touchés par une grève mercredi matin, mais ne pouvait pas encore estimer l'impact du mouvement sur l'activité. Le travail au siège à Louvain se poursuit.

D'après la direction, le mouvement de grogne intervient alors que des négociations sur une convention collective de travail ont débuté mardi. "AB InBev attache beaucoup d'importance à un climat social sain et constructif. En tant qu'employeur, nous voulons donner toutes ses chances à la concertation sociale et nous ne ferons pas de déclaration dans la presse. Les négociations seront menées autour de la table" avec les partenaires.

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