Grèce: les banques espèrent un nouveau délai pour se recapitaliser

Des actionnaires arrivent au siège de la Banque de Grèce pour assister au rapport annuel le 25 février 2013 à Athènes
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Des actionnaires arrivent au siège de la Banque de Grèce pour assister au rapport annuel le 25 février 2013 à Athènes - © Louisa Gouliamaki

Les principales banques grecques comptent obtenir un sursis pour mener l'opération de leur recapitalisation, au delà du délai de fin avril fixé par les créanciers UE-FMI-BCE du pays, a-t-on appris vendredi de sources bancaires.

En raison "des questions techniques (...) il est presque sûr qu'il y aura un prolongement de la recapitalisation" des principaux établissements, la Banque Nationale de Grèce (BNG), Alpha et la Banque du Pirée, a indiqué une source bancaire à l'AFP.

Concernant le numéro un du secteur BNG, qui vient de fusionner avec Eurobank, ex-troisième prêteur du pays, il n'y aura qu'un "seul plan de recapitalisation pour les deux banques", selon cette source.

Les banques espèrent résoudre "les sujets qui restent en suspens" d'ici le départ la semaine prochaine des hauts responsables de la troïka, qui se trouvent à Athènes depuis dimanche pour le suivi du programme d'assainissement des finances du pays, a souligné cette source.

Mais de leur côté, la troïka et la Banque de Grèce font pression pour que le délai initial soit tenu. Jeudi, une rencontre sur ce sujet a eu lieu entre l'Union des banques grecques et la direction du Fonds hellénique de stabilité financière (FHSF).

"Nous nous trouvons au stade final de recapitalisation des banques et nous espérons que dès son achèvement, les banques seront renforcées et vont jouer d'une façon efficace leur rôle" sur le marché, a pour sa part relevé jeudi devant le parlement le ministre des Finances, Yannis Stournaras.

Les banques grecques tentent depuis plusieurs semaines d'obtenir ce sursis dans l'espoir d'attirer assez d'investisseurs privés pour parvenir au seuil de 10% de capitaux privés, qui leur garantirait la gouvernance.

En janvier, le directeur à l'époque du FHSF Panayiotis Thomopoulos, depuis remplacé, avait soutenu cette "juste demande", jugeant qu'il fallait donner aux banques le temps "d'attirer des investisseurs potentiels".

Mais certains experts redoutent une simple perte de temps, invoquant un manque d'intérêt des investisseurs envers les titres bancaires.

"Même avec deux ans de plus, les banques grecques n'arriveront pas à rester privées", a estimé une source du milieu.


AFP

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