Grèce: les agences de notation continuent à s'acharner sur le pays

Un supplément que Standard & Poor's chiffre à 7 milliards d'euros alors que le plan de sauvetage mis en place en mars est de 130 milliards.

Cette nouvelle dégradation intervient alors que les bailleurs de fond sont en train d'évaluer la crédibilité du plan d'austérité élaboré par le nouveau gouvernement grec.

L'avis de la troïka, Union européenne, Banque centrale et Fonds Monétaire International doit être remis en septembre.

C'est alors que les créanciers décideront ou non de débloquer ou non la tranche suivante du programme d'aide.

En n'attendant pas cette échéance, l'agence de notation augmente donc la pression sur la Grèce et ses partenaires européens

Les agences disent parfois tout haut ce que certains pensent tout bas.

Encore que tout bas, c'est de moins en moins le cas.

Mardi, Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, a affirmé qu'une sortie de la Grèce de la zone euro serait "gérable" dans les  circonstances actuelles.

Et même s'il a ajouté qu'elle n'est pas souhaitable, c'est le "gérable" que tout le monde a retenu.

La Grèce hors de l'euro, c'est un scénario qui n'a plus rien de tabou, surtout que la zone euro a de plus gros chats à fouetter, l'Espagne et l'Italie par exemple.

Michel Visart

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