"Gilets jaunes": Édouard Philippe entend tenir son "cap" malgré la poursuite de la mobilisation

Des manifestants à Saint-Herblain près de Nantes le 18, novembre 2018
Des manifestants à Saint-Herblain près de Nantes le 18, novembre 2018 - © SEBASTIEN SALOM GOMIS

Au lendemain de la mobilisation des "gilets jaunes", Édouard Philippe a assuré dimanche avoir entendu la "colère" et la "souffrance" mais veut maintenir le "cap", alors que blocages et barrages filtrants se sont poursuivis dans plusieurs régions et pourraient persister lundi.

"Un gouvernement qui changerait de pied en permanence, qui zigzaguerait au gré des difficultés, (...) ne conduirait pas la France là où elle doit être conduite", s'est justifié le chef du gouvernement, invité du journal de 20H de France 2.

Le Premier ministre français a de nouveau affiché les engagements pris par Emmanuel Macron de faire baisser les prélèvements obligatoires et de mieux rémunérer le travail, quitte à davantage taxer la pollution.

"Le cap que nous avons fixé, il est bon et nous allons le tenir", a-t-il affirmé, tout en assurant avoir entendu la "colère", "la souffrance", "l'absence de perspectives", "le sentiment de déclassement et peut-être même d'abandon" des quelque 290.000 personnes qui ont manifesté samedi contre les hausses de taxes sur les carburants.

Dimanche, la mobilisation était plus faible mais de nombreux barrages filtrants ou blocages étaient signalés, à des ronds-points ou sur des axes autoroutiers, comme à Montélimar, Chalon-sur-Saône, au Mans et ailleurs dans l'Ouest, en Nouvelle-Aquitaine ou encore en Vaucluse ou dans le Var.

Les manifestants étaient quelque 46.000 à travers la France dimanche, selon une source policière, en recul par raport aux 290.000 avec un gilet jaune sur le dos, la veille.

A Caen, les gendarmes sont intervenus dans l'après-midi pour disperser un millier de gilets jaunes sur un échangeur au sud de la ville.

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