Gand, première ville belge à accepter les paiements en bitcoins

Gand, la deuxième Venise du Nord après Bruges, attire chaque année des milliers de touristes. C'est également une ville très jeune grâce aux nombreuses universités qu'elle abrite. Depuis ce matin, Gand est aussi devenue la première ville belge où il est possible de payer non pas en euro, en dollars ou en yens, mais bien en bitcoin.

Une monnaie mystérieuse

Un bitcoin vaut, aujourd'hui 210 euros, on l'achète généralement sur internet. Mais à Gand, il y a désormais des bornes d'achat où l'on peut échanger ses billets contre des bitcoins. Vous disposez alors d'un compte, grâce auquel vous pouvez payer, via smartphone. Pour le moment, les avantages sont limités, mais cette nouvelle monnaie attire néanmoins.

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Gand, première ville belge à accepter les paiements en bitcoins © Tous droits réservés

Le bitcoin est une monnaie mystérieuse, dont le créateur reste inconnu. Elle a une réputation un peu sulfureuse car elle permettrait des transactions criminelles sur le net. En réalité, elle n'est qu'un des nombreux moyens de paiements digitaux qui existent ou qui sont en train de naître.

Avantageux pour le commerçant

"Apple, Facebook sont en train d’amener leurs propres devises sur le marché", explique Jean-Luc Verhelst, auteur d’un mémoire sur le bitcoin. "Le côté digital va s'intensifier davantage dans notre quotidien via le smartphone", prédit-il, tout en précisant que personne ne peut toutefois garantir la réussite du bitcoin sur le long terme.

Vingt-sept magasins et cafés gantois acceptent, depuis ce matin, les paiements en bitcoin via smartphone. Pour le moment, il s'agit essentiellement d'une expérience un peu ludique, même s'il y a un réel avantage pour le commerçant : "Il ne paie pas les 2-3% que Visa et MasterCard demandent", explique Filip Roose, co-organisateur de "Gent Bitcoinstad".

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Gand, première ville belge à accepter les paiements en bitcoins © Tous droits réservés

Une monnaie toutefois très spéculative

Le bitcoin a été lancé en 2009. Il permet d'éviter les banques et les réseaux de cartes de crédit. La technique qu'il utilise a certainement un grand avenir. Mais cette monnaie reste, pour le moment, très spéculative.

Il y a un an, un bitcoin valait 1000 euros, aujourd'hui il n'en vaut plus que 200. "Je ne pense pas que ça va disparaître complètement et tomber à une valeur zéro" rassure toutefois Bernard Lietaer, économiste. "Mais c’est un instrument spéculatif, et par conséquent volatile", conclut-il.

A noter qu'apprenant l'expérience gantoise, la Banque Nationale de Belgique a lancé jeudi un avertissement sur les risques qui sont liés, selon elle, à l'utilisation du bitcoin et d'autres monnaies virtuelles.

RTBF

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