Fyra: l'entreprise italienne, en difficultés financières, minimise

Fyra: l'entreprise italienne, en difficultés financières, banalise la cause
Fyra: l'entreprise italienne, en difficultés financières, banalise la cause - © KOEN VAN WEEL - AFP

En Italie, le problème du train préoccupe son constructeur, Ansaldobreda Breda. Une entreprise qui connait des difficultés financières et qui tente de redimensionner ses responsabilités dans l'affaire en annonçant pourtant une solution rapide pour faire repartir les trains.

Au pied du Vésuve, on souhaite minimiser: certes les trains Fyra sont bloqués, certes ils ont provoqué une tempête politico-médiatique en Belgique et aux Pays-Bas, mais ici le problème est considéré comme banal, même si l'entreprise a dépêché en urgence trente techniciens à Bruxelles et à Amsterdam pour tenter de faire repartir les trains.

"C'est certainement l'accumulation importante de neige et de glace qui a endommagé un panneau externe du train ce que l'on pourrait comparer à un morceau de carrosserie d'une voiture, pour vous faire comprendre", explique Stefano Fanucci, chef du projet des trains Fyra.

La neige aurait donc endommagé ces trains qui pourtant, affirme la société, avait réussi brillamment une série de tests indépendants. Les responsables d'Ansaldobreda veulent comprendre si la mise en activité des convois a respecté la procédures d'usage.

"Cela fait partie de l'enquête qui est encore en cours, mais nous devrons vérifier aussi toutes les modalités opérationnelles avec lesquelles ces trains ont été utilisés", ajoute-t-il.

Des élément d'enquête importants, si la Belgique et les Pays-Bas refusaient d'honorer leurs engagements en refusant d'acheter les derniers trains encore en construction.

De leur côté, les ouvriers ne cachent pas leur inquiétude car, Ansaldobreda est l'un des derniers poumons industriels de Naples. Pourtant la santé financière de l'entreprise laisse à désirer, elle affiche des pertes colossales, plus d'un milliard d'euros ces six dernières années.

Le groupe Finmeccanica, également en difficultés, souhaiterait se débarrasser du constructeur de train mais ne trouve pas de repreneur. La crise du Fyra, et la possibilité de perdre des millions d'euros, noircit encore le tableau.

A Naples, Valérie Dupont