Fusion Publicis et Omnicom: "Le début de la fin" ?

130 000 employés, un chiffre d'affaires cumulé de près de 18 milliards d'euros et une valeur boursière de plus de 26 milliards d'euros. Visiblement, c'est du lourd et pour les professionnels que nous avons interrogés, c'est une surprise. L'ampleur de l'opération les surprend et l'avis général est que c'est d'abord une opération d'auto-protection.

"Une explication possible est que l'industrie est tellement sous pression qu'ils anticipent sur le déclin de l'industrie carrément. Ceci n'est pas une décision de croissance. eci est une décision d'assainissement, c'est évident. Que les grands groupes publicitaires commencent à se rapprocher pour chercher des économies d'échelle, cela me semble évident.C'est probablement le début de la fin", explique André Duval, fondateur de l'agence Duval Guillaume, plus de 30 années d'expérience dans la pub.

Le début de la fin, les mots sont durs, mais il est vrai que les acteurs classique de la pub n'ont pas encore réussi à prendre le virage de l'internet. La possibilité, via Google, Facebook ou autre, d'entrer en contact direct avec le client final donne un solide coup de vieux à la pub traditionnelle.

Quant à savoir si cette "maxi" fusion menace les petites agences plus locales, à première vue, pas de panique.

"Ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour les agences indépendantes. On est dans une équipe où on a besoin de contacts humains, qui met les hommes en avant et ce rapport à plus petite échelle, ils vont le trouver avec des agences indépendantes et moins dans des groupes de cette taille-là. Or cela peut rester un avantage pour l'achat média. Rien n'empêche les annonceurs de faire leurs achats média dans un grand groupe tel que celui-là et de travailler au niveau créatif avec des agences plus locales et plus indépendantes", nous a confié Stéphane Buisseret, un ancien de chez Publicis qui dirige l'agence bruxelloise Air.

M. Visart

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