Ford Genk: "proposition insuffisante" pour les syndicats

Ford Genk - Estimant la proposition insuffisante, les syndicats quittent la négociation
Ford Genk - Estimant la proposition insuffisante, les syndicats quittent la négociation - © Belga

Les syndicats de Ford Genk ont quitté jeudi la table des négociations car la proposition de plan social formulée par la direction est à leurs yeux "beaucoup trop faible". C'est ce qu'on a appris auprès du syndicaliste Gert Steegmans (CGSLB). Son collègue de la FGTB Erik Verheyden indique que ce que la direction propose "flirte avec l'improbable". La chaîne de production est à l'arrêt pour une durée encore indéterminée.

Les syndicats ont demandé "avec insistance" à la direction de Ford de revenir la semaine prochaine, lors d'une nouvelle réunion prévue jeudi, avec une proposition améliorée. Entre-temps, le personnel est informé par les syndicats via un tract. Selon M. Verheyden, le travail a déjà cessé dans plusieurs départements.

 

Les travailleurs de Ford Genk ont arrêté le travail jeudi soir après que les syndicats eurent suspendu les négociations avec la direction.

On ignore durant combien de temps la production va rester à l'arrêt. "On devra en discuter ce jeudi soir et vendredi matin", a-t-il ajouté. Selon d'autres sources, plusieurs fournisseurs auraient également entre-temps arrêté la livraison de nouvelles pièces. 

Les primes de départ proposées par la direction dans le plan social sont, selon les syndicats, "ridicules". Cela représente à la grosse louche un dixième des primes versées par d'autres constructeurs automobiles. Ford prévoit aussi une prime extralégale, dite "de fidélité", de 3400 euros pour ceux qui ont moins de 10 ans de service, de 6.800 euros pour ceux qui ont travaillé pour Ford durant 10 à 19 ans et de 13 600 euros pour ceux qui ont 20 ans d'ancienneté ou plus. A cela s'ajoute encore une prime de 900 euros par année d'ancienneté.

"Et la direction appelle cela une première proposition 'juste'. Pour nous, ce n'est pas une base suffisante pour poursuivre la discussion", selon M. Steegmans.

La direction a également formulé une proposition pour le départ volontaire immédiat de maximum 50 travailleurs, mais les syndicats ont fait une contre-proposition et demandent qu'un sondage soit préalablement effectué pour savoir combien de personnes seraient intéressées.

Un autre point concerne le passage vers un système à une équipe, avec entrée en vigueur le 1er juin. "C'est le scénario qui répond le mieux aux besoins de chacun", poursuit M. Steegmans. De cette manière, environ un millier de travailleurs pourraient quitter l'entreprise à partir du 1er juin.

Le porte-parole de Ford, Jo Declercq, n'a pas souhaité réagir jeudi soir, se limitant à rappeler "qu'aucune communication concernant les négociations ne sera diffusée vers l'extérieur". Il ajoute que "toute une série de discussions figurent encore à l'agenda".

Belga

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