Ford à Genk, Peugeot en France, l'automobile va mal en Europe

L'usine automobile Ford à Genk
L'usine automobile Ford à Genk - © KRISTOF VAN ACCOM (belga)

Il n'y a pas que les travailleurs de Ford à Genk qui tremblent pour leur sort. Ceux de Peugeot, en France, sont aussi sur la sellette. Le groupe a annoncé l'été dernier 8000 suppressions d'emplois, il va fermer son usine d'Aulnay-sous-Bois, mais il perd tellement d'argent que beaucoup redoutent sa faillite pure et simple. De quoi en appeler à un soutien européen au secteur.

Le gouvernement français a été appelé à la rescousse, il va apporter une garantie de 5 milliards sur les emprunts de la filiale bancaire de Peugeot.

Il faut à tout prix la maintenir debout, sinon c'est le groupe tout entier qui risque de sombrer et, contrairement aux apparences, cela n'arrangerait pas du tout les concurrents de Peugeot: un constructeur aussi important qui disparaîtrait serait un véritable séisme dans  le paysage européen.

C'est d'ailleurs ce qui fait dire aux professionnels du secteur que la Commission européenne devrait être plus qu'attentive au drame qui est en train de se jouer dans l'industrie automobile du continent. Des cartes sont en train de tomber, irrémédiablement.

En 2008, la très libérale Amérique n'a pas hésité à sauver ses industriels, l'Etat américain est entré au capital de General Motors et y est toujours, de quoi aider l'entreprise a passer le gué, un exemple à méditer plutôt que de laisser les pays jouer les uns contre les autres au sauve-qui-peut de leur usines nationales. 

Françoise Gilain

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