Football: un bilan économique en augmentation de 13%

La société de consultance Deloitte a dressé un bilan de la santé économique du football professionnel belge pour le compte de la Pro League. Plusieurs chiffres en ressortent, notamment celui de 316 millions d'euros en 2016-2017 qui correspond aux revenus des clubs professionnels.

Au total, cela représente 13% d’augmentation par an au cours des cinq dernières saisons, beaucoup mieux que l’économie belge en général. Il faut être de bon compte : sur cinq ans, le sport au ballon rond est aussi passé de 16 à 24 clubs professionnels, ce qui amplifie la dynamique.

D'où proviennent ces sommes?

Plusieurs éléments génèrent de telles recettes : la billetterie, la publicité, le sponsoring, etc. Cependant, les entrées au stade sont de loin la première ressource des clubs : 80 millions d’euros soit un quart de leurs revenus. Aussi, la publicité et le sponsoring ont plus que doublé en cinq saisons.

À ceci s'ajoute 60 millions d'euros sur la saison générés par les droits télé et ceux qui proviennent des transferts qui complètent les recettes d’exploitation. Mais là aussi, l’étude Deloitte montre une véritable envolée de ces revenus. Après comptabilisation des transferts sortants et des transferts entrants, il reste un bonus de 97 millions d’euros. En 2017, 10 fois plus qu’en 2015 et quatre fois plus qu’en 2012-2013.

Miser sur la formation des jeunes joueurs

Pierre François, administrateur délégué de la Pro League, se souvient du transfert de Marouane Fellaini : "ce transfert était considéré comme astronomique avec 20 millions d’euros en 2008. Les prix évoluent, ça, c’est certain, mais ce qui est important, c’est de relever que la balance reste positive. Les transferts font partie du modèle économique du football professionnel en Belgique, c’est quelque chose qui est intégré dans la recherche que doivent avoir les dirigeants de clubs pour assurer le caractère self-supporting des clubs, répondre aux conditions des licences, et ainsi de suite".

Sans l’apport de ces transferts, pas mal de clubs seraient tout simplement dans le rouge à la fin de la saison. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les clubs professionnels ont tout intérêt à investir dans la formation des jeunes, qui leur coûtent pratiquement 40 millions d’euros sur une saison. Former les futures stars qu’ils pourront ensuite monnayer sur un marché des transferts manifestement de plus en plus juteux au niveau européen.

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