Foire de Libramont: une appellation protégée "Miel wallon" espérée pour la fin 2016

La procédure en vue de l'obtention d'une indication géographique protégée (IGP) pour le miel wallon devrait connaître son épilogue en 2016, après des années d'attente, a-t-on appris dimanche dans le cadre de la Foire agricole de Libramont.Le dossier de demande d'IGP "Miel wallon" va être transmis par la Wallonie après l'été à la Commission européenne, qui disposera ensuite d'un délai de six mois pour l'analyser.

En cas d'évaluation positive, s'ouvrira alors une phase de consultation communautaire d'une durée de trois mois au cours de laquelle les États-membres de l'Union européenne pourront, le cas échéant, faire part de leurs objections. L'issue positive du dossier n'est donc pas assurée, d'autant que la Commission européenne avait refusé d'accorder une AOP à la fin des années '90, mais les porteurs de la demande se veulent confiants, soulignant le réel savoir-faire des apiculteurs wallons en matière de cristallisation du miel, ce qui permet à ces derniers d'obtenir un produit à la fois tartinable et de grande qualité.

"L'obtention d'une IGP apporterait une valorisation du miel, permettrait d'obtenir un prix plus intéressant et donnerait l'opportunité à quelques jeunes apiculteurs de faire le saut pour devenir professionnels. Ce serait aussi positif pour l'image de la Wallonie", estime Robert Lequeux, apiculteur et secrétaire de l'association Promiel. "Le but est aussi de tirer la qualité de l'ensemble de la production wallonne vers le haut", ajoute Jean-Marc Cheval, attaché à la direction de la qualité à la direction générale de l'agriculture (DGO3). A l'heure actuelle, il existe déjà un label de qualité, privé, "Perle du terroir", mis en place par Promiel et dont bénéficie une trentaine d'apiculteurs wallons. On dénombre environ 3.500 apiculteurs en Wallonie, dont une poignée seulement sont professionnels.

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