Zone euro: le FMI appelle à de nouvelles mesures pour la croissance

Les ministres des Finances français  Pierre Moscovici, allemand Wolfgang Schaeuble et britannique George Osborne, le 13 octobre 2012 à Tokyo
Les ministres des Finances français Pierre Moscovici, allemand Wolfgang Schaeuble et britannique George Osborne, le 13 octobre 2012 à Tokyo - © Toru Yamanaka

La politique budgétaire dans les pays riches doit être "calibrée de manière à être aussi favorable que possible à la croissance" économique, a jugé samedi le comité financier et monétaire du Fonds monétaire international (FMI), réuni à Tokyo.

Des mesures significatives ont été annoncées pour enrayer la crise, particulièrement en Europe, mais leur "mise en oeuvre effective et sans délai est vitale pour reconstruire la confiance", a ajouté cette instance, chargée de définir les grandes orientations politiques du FMI.

Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale tiennent cette semaine à Tokyo leur assemblée annuelle.

Ce comité financier et monétaire, où siègent ministres et gouverneurs de banques centrales, se félicite des "progrès significatifs" qui ont été accomplis dans la zone euro, mais relève aussi que des "mesures supplémentaires sont nécessaires".

Concernant la réduction des déficits, accusée de freiner la croissance, la directrice générale du FMI Christine Lagarde a reconnu de son côté devant la presse qu'il y avait eu beaucoup de débat sur ce thème cette semaine à Tokyo. Mais, "en réalité, ce qui a été parfois présenté comme un désaccord" entre le FMI et certains pays, "tient surtout à la perception" qu'on a de ce sujet.

"Nous reconnaissons tous que des ajustements budgétaires crédibles à moyen terme sont nécessaires dans toutes les économies avancées", a expliqué Mme Lagarde. Mais, "le rythme et le type de mesures doivent être évidemment calibrés pays par pays", a-t-elle expliqué.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait affirmé vendredi qu'il n'y avait "pas d'alternative à la réduction à moyen terme des dettes des Etats", qui, a-t-il dit, "sont trop élevées", lors d'un débat en présence de Mme Lagarde.

AFP

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