FMI: la Belgique a besoin d'autres réformes pour renforcer ses entreprises

Concrètement, le fonds monétaire international plaide pour une nouvelle modération salariale "afin de combler totalement le fossé". Le FMI indique que des mesures sont prises dans d'autres pays européens pour renforcer la compétitivité en particulier sur le plan de la productivité. Le FMI précise que la Belgique n'a pas réalisé de bonnes performances en matière d'innovation et que la R&D se concentre sur quelques industries. Il y a toutefois, selon le FMI, des signes encourageants d'innovations et de créations d'entreprises (dans la région de Liège notamment) et les ressources publiques "pourraient être mieux utilisées pour soutenir l'innovation des entreprises". "Réduire les barrières administratives entre les différents niveaux de gouvernement pourrait aussi soutenir la productivité", note encore le FMI.

Le FMI trouve aussi que les dispositions du marché du travail belge sont généralement conçues pour protéger les emplois existants (via des procédures de licenciement coûteuses) et l'indexation. Ces caractéristiques sapent "la mobilité du travail, augmentent le coût effectif du travail et empêchent les entrées et sorties dans les entreprises avec des effets négatifs sur la productivité globale, la création d'emplois et une réelle croissance salariale." A côté du coût salarial, le Fonds monétaire souligne aussi le coût pour les industries grandes consommatrices d'énergie en Belgique et la différence croissante avec l'Amérique du nord. Le FMI pointe aussi du doigt les charges administratives pour les entreprises.

Le FMI partagé sur la loi bancaire

La loi bancaire du gouvernement Di Rupo a reçu des bons mais aussi des mauvais points du Fonds Monétaire International. L'institution estime que les banques belges pourraient souffrir de la concurrence internationale. Celles-ci abondaient déjà dans ce sens: si les règles sur les activités de spéculation sont trop restrictives, les banques risquent d'être désavantagées par rapport à leurs concurrents étrangers, estime-t-on.

La séparation d'activités spécifiques risque de les placer hors du périmètre des instances de contrôle, avertit notamment le FMI, qui évoque également une éventuelle distorsion de la concurrence si la Belgique devance la législation européenne.

Le FMI se dit à nouveau favorable à l'idée du ministre des Finances d'élargir l'exonération fiscale des comptes d'épargne à d'autres produits d'investissement comme les bons d'Etat ou les actions.

D'après Belga

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