Flamingo : une jeune maison d'édition pour les auteurs débutants

Alexandra Bragina a fondé sa maison d'édition à 21, pour donner une chance aux petits auteurs
Alexandra Bragina a fondé sa maison d'édition à 21, pour donner une chance aux petits auteurs - © Tous droits réservés

Alexandra Bragina lance sa maison d’édition, Flamingo, en 2016, alors qu’elle n’a que 21 ans et est encore étudiante en histoire de l’art. « Je voyais souvent de grosses maisons d’édition laisser passer de petits auteurs entre les mailles de leurs filets raconte-t-elle au micro de La Première. Pourtant, ces petits auteurs n’ont pas moins de mérite que les gros auteurs qui sont ultra-médiatisés, qui font des best-sellers. Je trouvais ça dommage et me suis dit, pourquoi ne pas donner une plus belle place sur les étagères des librairies ? »

Se démarquer des grosses maisons

Alexandra Bragina tient la petite taille de sa structure, ce qui permet de se démarquer : « Comme on est plus petit, on reçoit beaucoup moins de manuscrits que les grosses maisons. Ça nous permet de prendre le temps de lire, ou au moins parcourir chaque livre. Et puis, pour chaque livre, on essaye d’avoir une grosse promotion. On mise aussi sur les livres électroniques, ça leur permet une diffusion dans toute la francophonie ».

Mais ce qui préside à la décision d’éditer un livre ou pas, finalement, ce n’est pas son potentiel commercial, c’est l’affinité de l’éditrice avec le manuscrit : « Il y a le critère du goût. Mon goût personnel d’abord, et puis il y a un petit comité de lecture qui choisit ».

Petit mais viable économiquement

Flamingo a édité six livres à ce jour. Alexandra Bragina n’en vit pas, elle est toujours étudiante, mais la vente de ces livres lui permet déjà de rembourser l’argent avancé au début et d’en tirer un petit revenu « Ça fonctionne très bien ! Je ne suis pas la seule, il y a d’autres petites maisons d’édition qui s’en sortent très bien, qui sortent plusieurs titres par an et pour qui ça fonctionne ».

La fondatrice de Flamingo est convaincue d’être, non pas en concurrence mais complémentaire aux gros acteurs du secteur : « Bien sûr qu’il y a une place pour les petits joueurs comme nous. Les grosses maisons d’édition, comme elles sont justement énormes, on a l’impression qu’elles essayent d’imposer leurs livres, on pourrait presque parler de dictature du livre. Quand vous allez au rayon livre à la Fnac, vous voyez 150 exemplaires du même livre, on ne voit que ça ».

 

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