Fitch dégrade la perspective de la Belgique: quel impact?

La note, le rating, sert à évaluer la capacité de remboursement d'un débiteur. Plus la note est basse, plus le risque est important et plus les taux d'intérêt sont élevés. 

Pour les trois agences qui comptent, la Belgique jouit encore actuellement de la deuxième meilleure note possible. Mais deux d'entre elles ont annoncé qu'elles pourraient dégrader la dette belge d'un cran et cela se paierait cash. Le service de la dette, c'est-à-dire le remboursement serait tout de suite plus coûteux.

Y a-t-il acharnement des agences sur la Belgique?

On peut légitimement contester leur toute puissance, mais il n'y a pas d'acharnement. Leur attitude s'explique par deux facteurs :

1. Le contexte général d'une zone euro en pleine turbulence avec le risque d'une contagion entre les pays.

2. La situation intérieure belge avec une crise politique interminable, un gouvernement en affaires courantes infinies et des défis à long terme qui ne sont pas assumés.

Les agences ont bien compris le problème belge. Fitch l'a redit lundi : sans un accord politique sur la réforme institutionnelle; il sera difficile d'arriver à des comptes publics à l'équilibre. Et qui oserait affirmer aujourd'hui qu'on approche d'un tel accord ?

Peu d'impact sur les taux à long terme

La révision à la baisse, de "stable" à "négative", de la perspective de la notation de la Belgique par l'agence de notation Fitch Ratings, n'avait que peu d'impact mardi matin sur les taux belges.

Les taux belges à dix ans étaient en hausse de 2 points de base vers 10h50, à 4,2%.

De son côté, le taux allemand à long terme, référence en la matière, était en hausse de 3 points de base, légèrement au-dessus des 3%.

Michel Visart avec Belga et AFP

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