Feu vert américain à la construction de l'oléoduc Keystone XL

Des activistes de la cause améridienne manifestant à Denver (Colorado)le 10 mars 2017 contre l'oéloduc Keystone XL
Des activistes de la cause améridienne manifestant à Denver (Colorado)le 10 mars 2017 contre l'oéloduc Keystone XL - © Jason Connolly

L'opérateur TransCanada a obtenu vendredi le feu vert du gouvernement américain pour construire l'oléoduc controversé Keystone XL qui avait essuyé le veto de l'ancien président Barack Obama.

Refusé par Obama au nom de sa lutte contre le réchauffement climatique

En accordant le permis, le département d'Etat a indiqué que la construction de cet oléoduc "servirait l'intérêt national" américain. Un argument que devrait reprendre vendredi à 10H15 locales (14H15 GMT) le président Donald Trump qui doit s'exprimer sur le sujet, a annoncé son porte-parole sur Twitter.

TransCanada a obtenu "le permis présidentiel du département d'Etat des Etats-Unis pour construire l'oléoduc Keystone XL", s'est félicité TransCanada, l'entreprise de Calgary dans l'ouest canadien, en indiquant abandonner en conséquence les démarches en justice engagée après un précédent refus.

Keystone XL, qui doit traverser l'Amérique du Nord sur 1.900 kilomètres, dont 1.400 km en sol américain, soulève la controverse depuis la présentation de sa première demande il y a dix ans.

Cet oléoduc doit acheminer du pétrole canadien extrait des sables bitumineux de l'Alberta vers les raffineries du golfe du Mexique avec une capacité de plus de 800.000 barils par jour.

Refusée par le président sortant Barack Obama, au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, la construction de l'oléoduc avait été relancée quelques jours après l'investiture de Donald Trump fin janvier.

Un président climato-sceptique 

Climato-sceptique, le nouveau président américain avait assuré en campagne électorale qu'il approuverait Keystone XL.

Le département d'Etat a souligné que ce feu vert avait été donné après avoir pris en compte divers facteurs comme "la sécurité énergétique, l'environnement, la culture ou les impacts économiques", tout en étant conforme sur un plan légal.

En mettant son veto en novembre 2015, Barack Obama s'était appuyé sur l'étude menée pendant de longs mois par le département d'Etat assurant que le projet "n'était pas d'intérêt national des États-Unis".

Afin d'éviter toute polémique ou conflit d'intérêt, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, ancien patron du géant pétrolier ExxonMobil, s'était retiré du processus de décision du projet Keystone XL.

Le Premier ministre canadien de Justin Trudeau, qui cherche à soutenir sa croissance économique avec le secteur pétrolier tout en ménageant les environnementalistes, avait parlé du projet avec Donald Trump.

Cela va amener de bons emplois 

"Je suis en faveur de ce projet d'oléoduc parce que cela va amener de bons emplois (...) et de la croissance économique", avait déclaré Justin Trudeau lors de sa visite à la Maison Blanche mi-février.

Ce permis présidentiel américain "est une étape importante" pour le développement de TransCanada aux Etats-Unis, a indiqué le patron de l'entreprise Russ Girling.

"Nous apprécions grandement l'administration du président Trump pour avoir examiné et approuvé cet important projet et nous allons continuer de travailler avec elle pour continuer à investir et renforcer les infrastructures énergétiques américaines", a-t-il ajouté dans un communiqué.

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