Febelfin veut se débarrasser du sentiment négatif qui entoure les banques

Febelfin veut se débarrasser du sentiment négatif qui entoure les banques
Febelfin veut se débarrasser du sentiment négatif qui entoure les banques - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

La fédération belge du secteur financier veut débarrasser les banques du sentiment négatif qui règne autour d'elles depuis l'éclatement de la crise financière. Le débat sociétal doit être ramené à l'essence de l'activité bancaire, a souligné jeudi Febelfin lors d'une conférence de presse.

La fédération du secteur financier tient à rappeler l'importance de ses missions de base, à savoir l'octroi de crédits, l'épargne et l'investissement en équilibre, et la garantie d'un système de paiements efficace.

"Il n'y a pas de pénurie de crédit", affirme le président de Febelfin Rik Vandenberghe. "Entre fin 2007 et novembre 2014, les crédits aux secteurs non financiers ont progressé de 28,85%, à 393,263 milliards d'encours. Les crédits aux entreprises ont stagné ces derniers mois, mais surtout en raison d'une faible demande. L'année 2014 a été une année record pour l'octroi de crédits hypothécaires. Ceux-ci n'ont jamais été aussi bon marché, ce qui explique l'explosion du nombre de refinancements."

En ce qui concerne sa deuxième "mission de base", Febelfin souligne que le volume d'épargne géré par le secteur dépasse désormais 259 milliards d'euros. L'encours des fonds publiquement commercialisés a lui atteint 141,58 milliards en 2014, en hausse de 24 milliards par rapport à l'année précédente.

Enfin, alors que le nombre d'abonnements à la banque mobile a doublé de 2013 à 2014 pour dépasser les 2 millions, la fédération sectorielle se réjouit que "ses efforts constants en faveur de la sécurité" aient entraîné un effondrement du nombre de fraudes, de 1.772 à 277 en un an.

Le secteur financier fait face à des critiques justifiées mais aussi injustifiées, conclut Febelfin. La fédération reconnaît "la légitimité de l'exigence des citoyens à l'égard du devoir de diligence", que le financement des entreprises débutantes reste difficile et que les jeunes ont moins facilement accès aux crédits hypothécaires de longue durée.

A contrario, le secteur réclame que "la critique à l'encontre de la politique de crédit ne se mue pas en un plaidoyer en faveur du crédit à tout prix, quel qu'en soit le risque" et qu'on reconnaisse la légitimité de son argumentaire en faveur d'une "rentabilité structurelle saine".

Belga

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