"Excellente performance" pour ING Belgique, mais qui n'égale pas ses résultats 2009

Erik Dralans, CEO de ING Belgique
Erik Dralans, CEO de ING Belgique - © Belga

En 2010, ING Belgique a enregistré "d'excellentes performances commerciales dans toutes ses lignes d'activités" mais n'a toutefois pas pu égaler ses résultats 2009, a annoncé jeudi le groupe bancaire. Ce dernier a ainsi enregistré un bénéfice avant impôts et hors éléments exceptionnels de 1,08 milliard d'euros, en recul de 4% par rapport à l'année précédente.

Après impôts, le bénéfice net s'est élevé à 998 millions d'euros, a précisé ING.

La banque s'est par ailleurs félicitée de la hausse de 5 pc du volume des dépôts sur un an, à 83 milliards d'euros, "en particulier sur les comptes d'épargne (+11%) et les comptes courants (+3%)", a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, l'encours des crédits a augmenté de 10% au cours de l'année passée, ce qui représente une augmentation nette de 5,5 milliards d'euros, à 62 milliards d'euros. Dans ce segment, les crédits hypothécaires ont bondi de 14% et les prêts à court terme, de 12%.

Dans le même temps, le ratio de pertes sur l'encours total de crédits "s'est amélioré et s'établit désormais à 0,15%, en diminution par rapport au pic de 0,19% du 2ème semestre 2009 mais néanmoins encore à un niveau supérieur à celui d'avant la crise", a nuancé ING.

Cette dernière a encore pointé la hausse de ses coûts de 5%, à 1,713 milliard d'euros. "Cette augmentation a lieu principalement en dépenses générales (+7%). Elle est principalement liée à la contribution additionnelle au programme gouvernemental de garantie des dépôts", qui atteint 47 millions d'euros, a poursuivi la banque.

Cette contribution additionnelle est également pointée pour justifier la baisse de 6%, à 546 millions d'euros, du bénéfice avant impôts et hors éléments exceptionnels de la banque de détail en Belgique et au Luxembourg (ING Belux).

ING Belgique poursuit son processus de transformation

ING Belgique va poursuivre son processus de transformation entamé fin 2007, et y investir quelque 300 millions d'euros supplémentaires en 5 ans, a indiqué l'administrateur délégué de la société, Erik Dralans, en marge de la présentation de ses résultats annuels.

"Ces dernières années, nous avons construit une base solide et augmenté notre part de marché, notre nombre de clients actifs ayant augmenté de plus de 50.000 unités pour la 4ème année consécutive. Mais nous devons continuer à évoluer, afin de faire face à une évolution démographique et à des innovations technologiques", a précisé Erik Dralans.

Le 1er mars prochain, ce dernier prendra sa retraite et sera remplacé, à la tête de l'entreprise, par Ralph Hamers qui sera à son tour chargé de développer le concept de "banque directe universelle".

"Nous croyons beaucoup dans un système 'multicanaux', non seulement pour les particuliers mais aussi, et de plus en plus, pour les entreprises", a poursuivi Erik Dralans.

Forte de cette conviction, ING a l'intention de poursuivre ses investissements dans l'IT, en engageant notamment des informaticiens.

En 2010, la banque a embauché plus d'un millier de collaborateurs, portant ses effectifs totaux, en Belgique et au Luxembourg, à 11.185 équivalents temps plein. Un millier de travailleurs supplémentaires devraient par ailleurs rejoindre les rangs d'ING en 2011.

Quoi qu'il en soit, "la proximité avec les clients reste importante", a encore souligné Erik Dralans. Ainsi, fin 2010, 392 agences - sur un total de 501 - avaient été rénovées selon le concept "proxi" "et le processus continue au rythme de 2 agences par semaine", une transformation qui coûte quelque 40 millions d'euros par an, a conclu son administrateur délégué.

Belga

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