Euro de football : des entreprises belges participent à la captation des matchs pour la télévision

Des entreprises belges participent à l’organisation de l’Euro de football. Une de ces sociétés qui est sur place s’appelle WNM. C’est une petite entreprise de Seraing (huit personnes), spécialisée dans la prise de son. Toute l’équipe est sur le pont parce qu’il faut sonoriser 16 matchs de cet Euro de football. C’est évidemment un chouette défi pour Gaëtan Crenier, le patron. Il est sur place à Budapest. Il raconte comment il a vécu la journée de samedi : "Plutôt bien, hormis l’incident à Copenhague du joueur qui a eu un malaise sur le terrain. Le match a pris deux heures de retard ou à peu près. Mais dans l’ensemble, tout s’est bien déroulé. C’est comme toujours, c’est le premier match, donc il y a un peu de fine tuning à faire avant les prochains".

Il décrit ce que fait précisément sa société : "Nous réalisons la prise de son du signal dit 'international', c’est-à-dire tout sauf les commentateurs. Nous assurons la prise de son du ballon, des spectateurs, des arrivées, etc., l’idée étant de créer vraiment le son le plus immersif possible pour que vous soyez dans le tournoi tout en étant à la maison".

Les affaires reprennent

Est-ce que participer à l’Euro, pour ces grandes entreprises, est nécessairement synonyme de gros contrats ? Pas forcément. Ici, en l’occurrence, ce patron disait que ça faisait bien sûr du bien que les affaires reprennent après l’année qu’ils ont eue — ils ont perdu plus de la moitié de leur chiffre d’affaires, puisqu’ils travaillent évidemment beaucoup dans l’événementiel, avec l’événementiel — mais il y a d’autres raisons pour lesquelles ces contrats comptent pour eux : "Ce genre de contrat est toujours important. D’abord, sur une carte de visite, c’est quand même quelque chose d’extrêmement important. Et on est aussi fiers de pouvoir participer à un tournoi aussi important que l’Euro ou une Coupe du monde ou des Jeux olympiques. C’est toujours quelque chose de prestigieux. C’est aussi très motivant pour les équipes qui travaillent". Ce sont des tournois dans lesquels cette PME de Seraing a de l’expérience puisque cela fait plus de dix ans que cette société sonorise des grands événements sportifs mondiaux.

Certaines entreprises n’ont pas le droit de dire qu’elles participent à l’Euro parce qu’elles doivent respecter une clause de confidentialité. Une grosse société liégeoise connue spécialisée dans la vidéo en live pour la télévision, particulièrement dans les ralentis, participe à l’organisation de l’Euro, et c’est vrai depuis très longtemps dans beaucoup d’événements sportifs. Il y a aussi deux autres grosses entreprises de Roeselare et de Courtrai, spécialistes de la retransmission de grands événements à la télévision. Il y a une société belge qui fabrique le spray des arbitres pour tracer les lignes au sol sur la pelouse du terrain de foot quand il s’agit de faire un coup franc, par exemple. Et il y a aussi une entreprise de sécurité. Impossible d’avoir une liste exhaustive, mais nos confrères du journal L’Écho estiment qu’une quinzaine d’entreprises belges sont impliquées dans l’organisation de cet Euro, essentiellement des entreprises de Flandre d’ailleurs. C’est donc un petit peu plus qu’à la Coupe du monde 2018, où là il y avait 11 sociétés belges.

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