Etre indépendant en franchise, une bonne idée?

Les brochures sont belles, les produits séduisants et la formule tentante. Mais avant de se lancer dans la franchise, il est indispensable d'en mesurer les risques et les avantages.
Les brochures sont belles, les produits séduisants et la formule tentante. Mais avant de se lancer dans la franchise, il est indispensable d'en mesurer les risques et les avantages. - © Tous droits réservés

La franchise est-elle un bon moyen pour lancer sa propre affaire? Le salon Entreprendre, qui se tient à Bruxelles jusqu’à jeudi soir, propose une large offre à ceux que la franchise intéresse. La formule est séduisante à condition de bien peser les avantages et les risques.

Plus de quarante propositions de franchises sont proposées dans de multiples domaines tel que la restauration, l’équipement de la maison, la cuisine, les cosmétiques, le prêt-à-porter, etc. Tous les franchiseurs ne sont pas au salon Entreprendre, l’offre est plus large. Ce qui est amusant et révélateur, c’est que le candidat franchisé est un prospect. L’accueil tout sourire et on lui présente le meilleur des mondes avant de se mettre à table pour discuter le bout de gras.

Faire le bon choix

Pour bien démarrer, il faut faire un choix entre les franchises bien connues chez nous et qui marchent ou celles qui se lancent sur le marché belge, une originalité qui constitue à la fois une opportunité et un risque accru.

Le premier exemple s’appelle Equivalenza, une société espagnole créée en 2011 et qui dispose déjà d’un réseau de 750 boutiques dans plus de 20 pays. Les explications Lara Pereira, une des responsables commerciales : "Equivalenza est spécialisée dans les parfums qui veut fondamentalement les démocratiser et les rendre accessibles à tous. Nous défendons le juste prix du parfum".

Equivalenza vend des produits de marque propre avec un avantage: la possibilité de démarrer modestement avec une mini boutique, un kiosque dans un centre commercial, soit un coût à partir de 25 000 euros.

Dur, dur le métier !

Voilà un investissement raisonnable, mais ce n'est pas toujours le cas. Tout dépend du secteur, certains nécessitent des capitaux nettement plus élevés comme la restauration. La franchise française La Pataterie exploite 212 restaurants en France, pour la plupart en franchise et deux en Belgique, à Mons. Ses dirigeants sont bien décidés à se développer sur le marché belge.

Le capital nécessaire est conséquent soit 150 000 euros et le métier n’est pas évident. Jean-Christophe Pailleux, président-fondateur : " Le bon candidat est de préférence en couple. Monsieur et Madame à l’exploitation, des commerçants nés qu’ils soient ou non professionnels de la restauration, des gens qui aiment leurs clients et des laborieux puisque nous sommes dans un métier de services très compliqué. On travaille sept jours sur sept, midi et soir, en coupure. C’est un métier difficile la restauration ". Mais aussi un métier très rentable… quand les affaires marchent.

Au rayon cuisine et ameublement, il y a aussi des exigences mais pas tout à fait les mêmes. La Société Alsacienne de Meubles est plus connue avec sa marque principale : les cuisines Schmidt. Elle est présente depuis longtemps en Belgique, mais selon François Lefèvre, directeur commercial, le marché belge recèle encore un grand potentiel : " Nous sommes positionnés sur un marché moyen à haut de gamme et il y a moins de concurrents en Belgique dans ce créneau. Un autre point important, c’est qu’il y a plus de meubles dans les cuisines des Belges. Comme notre métier c’est de vendre des meubles, on fait plus de chiffre d’affaires à périmètre égal ".

Une voie intéressante?

Il y a des avantages incontestables : les idées sont là ; les concepts sont rodés ; le franchiseur propose un apport commercial et technique ; enfin il y a potentiellement une bonne rentabilité. En contrepoint, les risques ne sont pas négligeables. Il faut bien mesurer la qualité du franchiseur, de son produit et de ses services de soutien. Il y a aussi le contrat de franchise, soit le point délicat à bien peser avec l'aide d'un juriste indépendant. Sans oublier bien sûr le risque financier. Enfin c’est vrai changement de vie et donc une décision à bien mûrir.

Michel Visart

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