Etats-Unis: 55 millions de dollars d'amende contre Deutsche Bank

La banque allemande Deutsche Bank s'est vu infliger une pénalité financière de 55 millions de dollars mardi par le gendarme de la Bourse américain (SEC) pour avoir minimisé des pertes éventuelles liées à des produits financiers complexes au plus fort de la crise de 2008
La banque allemande Deutsche Bank s'est vu infliger une pénalité financière de 55 millions de dollars mardi par le gendarme de la Bourse américain (SEC) pour avoir minimisé des pertes éventuelles liées à des produits financiers complexes au plus fort de la crise de 2008 - © DANIEL ROLAND

La banque allemande Deutsche Bank s'est vu infliger une pénalité financière de 55 millions de dollars mardi par le gendarme de la Bourse américain (SEC) pour avoir minimisé des pertes éventuelles liées à des produits financiers complexes au plus fort de la crise de 2008.

La Security and Exchange Commission accusait le premier établissement financier allemand de ne pas avoir indiqué dans ses rapports l'impact négatif qu'aurait entraîné un portefeuille fort risqué de produits dérivés adossés.

Les pertes auraient pu se chiffrer en milliards de dollars si la banque n'avait pas cédé à temps les titres en question, assure la SEC. L'accord annoncé mardi solde ce litige, affirme le régulateur dans un communiqué.

"La banque ne reconnaît ni ne dément les accusations" de la SEC, a réagi Deutsche Bank dans un communiqué distinct, soulignant qu'elle avait coopéré pendant toute la durée de l'enquête.

La banque affirme par ailleurs que depuis la crise, elle a augmenté et amélioré ses procédures et contrôles internes afin de mieux évaluer la valeur des actifs non liquides.

Cet accord tombe dans une période difficile pour la première banque allemande qui a dû faire un acte de contrition la semaine dernière afin de calmer ses actionnaires, lassés par les scandales à répétition l'ébranlant depuis quelques années.

Deutsche Bank, dont le nom est cité dans quelque 6.000 contentieux, a écopé fin avril aux Etats-Unis d'une amende de 2,5 milliards de dollars (2,25 milliards d'euros) pour avoir manipulé le taux d'intérêt interbancaire Libor (London Interbank Offered Rate), fixé à Londres et qui sert de référence pour environ 360.000 milliards de dollars de contrats à travers le monde.

La banque fait encore l'objet d'enquêtes des autorités américaines sur son rôle dans l'affaire des manipulations de taux de change et ses relations commerciales avec des pays sous embargo économique américain sont aussi dans le viseur.


AFP

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