Espionnage: Renault muette sur le rôle d'un salarié de Geos

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Le constructeur automobile Renault a refusé mercredi de confirmer avoir eu recours aux services d'un salarié du groupe Geos, spécialisé dans l'intelligence économique et la sécurité des entreprises, dans l'enquête privée sur un cas d'espionnage présumé au sein de l'entreprise.

"Nous avions indiqué dès le 13 janvier que nous ne participerons d'aucunes surenchères polémiques et réserverons exclusivement les éléments en notre possession aux services compétents chargés de l'enquête", a réagi mercredi une porte-parole de Renault auprès de l'AFP.

Geos a indiqué mardi soir, après la publication d'une information du Canard Enchaîné, qu'un de ses salariés basé en Algérie "avait pris linitiative, à titre personnel et sans en référer à sa hiérarchie, de servir dintermédiaire entre ses contacts chez Renault et un tiers investigateur".

Renault soupçonne trois cadres dirigeants, qu'il a licenciés, d'avoir diffusé des informations sensibles sur son programme phare de véhicules électriques.

Avant que la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) ne se saisisse du dossier, dans la foulée du dépôt de plainte du constructeur, la direction de Renault avait diligenté à l'été 2010 une enquête interne.

Dans ce cadre, elle avait eu recours à un "spécialiste de l'intelligence économique" qu'ils "connaissent bien, basé hors de l'Europe", avaient indiqué à l'AFP des sources proches du dossier.

Pour le Canard Enchaîné, Renault manque de preuves écrites tangibles pour étayer les accusations d'espionnage contre trois de ses ex-salariés.

Les informations transmises au cours de l'enquête interne l'auraient été "sans la moindre pièce justificative 'présentable'", avance l'hebdomadaire satirique, "d'où le vide abyssal du dossier de plainte déposé par Renault".


AFP

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