Espionnage chez Renault: pas de compte en Suisse pour un des cadres

Renault clio
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Renault clio - © archives EPA

L'un des cadres du constructeur automobile français Renault soupçonné d'espionnage ne possède pas de compte en Suisse, a indiqué de façon informelle la justice suisse au parquet de Paris, selon l'hedomadaire français Le Canard Enchaîné.

Le parquet fédéral de Berne a indiqué au parquet de Paris que l'un des cadres mis à pied puis licencié par Renault, Matthieu Tenenbaum, ne possédait pas de compte à la Züricher KantonalBank, contrairement à ce qu'affirme le constructeur automobile dans sa plainte, selon le journal dans son édition de mercredi.

Le parquet de Paris s'est refusé à confirmer cette information, attendant une réponse officielle de la Suisse à sa demande d'entraide internationale.

"Je souhaite que le parquet communique dès l'instant où il aura une réponse officielle afin de mettre fin au cauchemar de mon client", a dit à l'AFP Me Thibault de Montbrial, l'avocat de Matthieu Tenenbaum, .

L'affaire d'espionnage industriel chez Renault a éclaté début 2011 avec la mise à pied puis le licenciement de trois cadres haut placés, à la suite d'une enquête interne consécutive à l'envoi de courriers anonymes.

Renault a porté plainte contre X à Paris, notamment pour vol en bande organisée, visant les faits présumés d'espionnage dont se seraient rendus coupables les trois cadres supérieurs.

Ces trois cadres étaient soupçonnés d'avoir été rémunérés en échange d'informations confidentielles, selon des informations de presse qui faisaient état d'une "piste chinoise", jamais confirmée officiellement.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, services de contre-espionnage).

AFP
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