Espionnage chez Renault: accusations fondées sur l'analyse de "dizaine de personnes"

Vue du siège de Renault à Boulogne-Billancourt, le 11 janvier 2011.
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Vue du siège de Renault à Boulogne-Billancourt, le 11 janvier 2011. - © AFP - Bertrand Guay

Le PDG de Renault Carlos Ghosn a demandé jeudi qu'on "fasse confiance" au groupe automobile dans l'affaire d'espionnage industriel qui l'agite, car ses accusations se fondent sur la conviction de "dizaines de personnes" en interne.

"Cette affaire tombe vraiment très mal parce que l'on n'a pas du tout envie que l'on continue à parler de ça alors que nous annonçons de bons résultats, nous annonçons un plan à moyen terme qui est important pour Renault", a-t-il dit à des journalistes en marge de la présentation des résultats 2010 et du plan stratégique 2016.

Il dit avoir forgé sa conviction dans cette affaire sur la foi des recommandations de l'encadrement du constructeur automobile.

"Faites nous confiance à nous Renault parce qu'il y a des dizaines de personnes qui ont analysé les faits", "il y a eu des dizaines de personnes impliquées qui sont toutes venues avec la même recommandation", a-t-il dit.

Il a expliqué ne pas s'être lui-même impliqué dans l'enquête mais s'être appuyé sur les conclusions de son entourage dans le groupe. "Si à chaque fois qu'il se passe quelque chose dans l'entreprise vous devez vous-même prendre votre stylo et aller enquêter par vous-même pour vous assurer que tout ce qu'on vous dit est... il n'y a plus d'entreprise", a-t-il argué.

"Vous travaillez quand même avec des gens et vous leur faites confiance et vous analysez et vous faites preuve de jugement et vous croisez et vous ne faites pas ça qu'avec une personne", a poursuivi Carlos Ghosn. L'affaire d'espionnage industriel chez Renault a éclaté début 2011 avec la mise à pied puis le licenciement de trois cadres haut placés, à la suite d'une enquête interne consécutive à l'envoi d'une lettre anonyme.

Ces cadres nient en bloc et ont décidé de déposé plainte pour "dénonciation calomnieuse" ou "diffamation non publique".

Selon des informations de presse, le constructeur manquerait de preuves pour étayer ses accusations.


AFP
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