Espagne: grève générale sur fond de récession et d'austérité

Grève générale sur fond de récession et d'austérité
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Grève générale sur fond de récession et d'austérité - © Ballesteros (EFE)

L'Espagne va vivre au ralenti jeudi lors d'une grève générale contre la réforme du travail et la politique d'austérité du gouvernement de droite, qui présente vendredi un budget 2012 marqué par de nouvelles coupes, sous l'oeil inquiet de l'Union européenne.

Dès minuit, des piquets de grève devaient se mettre en place partout dans le pays, à l'appel des grands syndicats, Comisiones Obreras (CCOO) et UGT.

Toute la journée, les transports fonctionneront en service minimum, tandis que les Espagnols sont appelés à manifester dans une centaine de villes.

Cette grève générale est la sixième depuis le rétablissement des libertés syndicales en 1977. La précédente remonte au 29 septembre 2010, sous le gouvernement socialiste.

"C'est la juste réponse à une réforme brutale de notre marché du travail", a expliqué Ignacio Fernandez Toxo, secrétaire général de CCOO. Les syndicats dénoncent cette réforme destinée à combattre un chômage record, à 22,85% des actifs. Pour eux, son seul effet sera d'aggraver le fléau, alors que le gouvernement lui-même prévoit la destruction de 630.000 emplois en 2012 et un chômage à 24,3% en fin d'année.

Un service minimum pour ne pas pénaliser les travailleurs

L'impact de la grève pourrait cependant être limité par l'accord de service minimum conclu entre les syndicats et les pouvoirs publics, sans compter le souci de nombreux Espagnols de ne pas perdre une journée de salaire dans un contexte de rigueur.

A Madrid, 30% en moyenne des métros et des bus devraient circuler. Les services de santé fonctionneront comme un jour férié. Ecoles et garderies seront ouvertes pour accueillir les enfants.

Dans le reste du pays, 30% des trains régionaux circuleront de même que 20% des trains nationaux. Les compagnies Iberia, Air Nostrum et Vueling ont annulé en moyenne 60% de leurs vols.

AFP

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