GSK Biologicals: Jean Stéphenne, l'emblématique patron, prend sa retraite

Jean Stéphenne, futur retraité, était l'invité d'Entrepremière.
Jean Stéphenne, futur retraité, était l'invité d'Entrepremière. - © Belga

Cet homme fut le moteur du développement phénoménal de ce qui est devenu aujourd’hui GSK Biologicals dans le Brabant wallon. 10 000 salariés dans le monde, dont 7000 chez nous. Et parmi eux, quelque 2000 chercheurs.

Un Patron qui n'a pourtant pas été très bien vu au début, quand il a été nommé directeur général : " Il y a des gens qui critiquaient et qui disaient que j’étais mégalomane et que j’avais une vision beaucoup trop grande et on faisait des tracs syndicaux contre moi. Si vous voulez, il faut accepter que le changement n’est pas facile pour tout le monde. Le rôle du dirigeant, c’est d’expliquer le changement et lorsque vous l’implémenté, que la majorité du personnel suit. Il y aura toujours des opposants".

Jean Stephenne se targue d’avoir toujours eu un très bon dialogue avec les organisions syndicales et insiste sur le respect de tout le personnel. "Mais il est  clair que la société que vous connaissez aujourd’hui, elle sera différente dans 20 ans, donc il faut prévoir ce changement et être pro actif. Dans les trois années à venir, on va avoir des résultats cliniques qui vont dire est-ce que l’on a eu raison de faire des paris et il y a notamment un paris très important, c’est de développer un paris contre le cancer".

GSK a commencé à plancher sur ce vaccin, en 1995. Les résultats sont attendus fin 2012 ou début 2013. les résultats seront une avancée scientifique majeure et si GSK la réussi, il y aura beaucoup de potentiel.

"Il faut être réaliste, la firme a connu une croissance énorme ici en Belgique. Aujourd’hui le défi c’est de faire la mondialisation. Il faut investir en chine, il faut investir en inde. En Amérique Latine GSK Biologicals est déjà pas mal présent. Les gros investissements devraient partir vers ces régions-là. Parce qu’il faut pénétrer ces marchés. Aujourd’hui on est très fort en Europe, aux Etats-Unis... Maintenant il faut encore être plus fort dans les pays émergeants. Même si on fait déjà bien, il faut encore faire mieux".

Vous pouvez découvrir ci-contre l'entrevue réalisée par Michel Gassée.

RTBF

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK