En un an, il y a eu 40% de voitures électriques de plus en Belgique

"Concept One", un modèle de voiture électrique très avant-gardiste
"Concept One", un modèle de voiture électrique très avant-gardiste - © DENIS LOVROVIC - AFP

Les ventes de voitures électriques et hybrides sont en forte hausse en Belgique, + 40% en un an. 

Au premier trimestre de cette année, les constructeurs automobiles ont vendu 3141 véhicules électriques ou hybrides, alors qu’au premier trimestre de 2016, on en était à 2217. Donc oui, forte hausse, mais en partant effectivement d’une base réduite.

Pour autant, le patron du groupe Ginion, Stéphane Sertang, constate un véritable engouement: "Il y a un attrait de plus en plus grand, que ça soit pour les véhicules full électriques, comme sur les BMW i3, on a vraiment un type de clients qui sont intéressés par ce mode de mobilité. Et sur l’hybridation, aujourd’hui, on peut dire en gros qu’une offre sur 10 concerne un véhicule hybride".

Derrière cet intérêt croissant des entreprises pour ces véhicules, il y a souvent, c’est vrai, une conviction environnementale, mais aussi un intérêt fiscal.

Cet avantage fiscal permet-il de compenser le coût qui est en général plus élevé pour les véhicules hybrides ou 100% électriques?

Non, le fait pour une entreprise d’opter pour une flotte de véhicules hybrides et/ou électriques est d’abord lié à une vision de la mobilité, une vision de l’environnement, peut-être aussi d’ailleurs une question d’image de marque.

Cela dit, la PME wallonne, NETiKA, qui présentait hier sa nouvelle flotte de véhicules hybrides et électriques à Wavre, a fait ses comptes et finalement, pour elle, le surcoût est relativement limité, c’est ce qu’explique son patron, Paul de Gheldere.

Pour ce dernier, "on pense qu’aujourd’hui on aura un surcoût de l’ordre de 5 à 10 %, tout en tenant compte du prix de l’énergie électrique aujourd’hui et du prix du carburant. Donc si les prix des carburants remontent, on devrait pouvoir atténuer complètement cette différence de prix".

Surtout que NETiKA a équipé ses 1500 mètres carrés de toitures avec des panneaux solaires et que l’électricité qu’ils vont produire va permettre de recharger ces véhicules.

"L’idéal sera à partir du moment où les batteries seront au point et suffisamment démocratiques pour qu’on puisse charger des batteries qui resteront chez nous le jour ou le week-end de façon à pouvoir compenser le manque d’ensoleillement au moment où on veut charger les voitures", explique Paul de Gheldere.

Et puis cerise sur le gâteau, NETiKA, qui est une société de service informatique, a également développé une solution logicielle qui permet notamment de gérer tout le processus de chargement des voitures en fonction de l’ensoleillement et des disponibilités du réseau électrique.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK