En trois ans en moyenne, une voiture neuve perd un tiers de sa valeur

En trois ans en moyenne, une voiture neuve perd un tiers de sa valeur
En trois ans en moyenne, une voiture neuve perd un tiers de sa valeur - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Le salon de l’auto bat son plein, avec l'envie peut-être d'acheter une nouvelle voiture. Mais est-ce encore un bon investissement à l'heure actuelle? 

"Il s'agit surtout d'une dépense coûteuse", selon le Car Cost Index de la société LeasePlan. Le coût total de détention d’une voiture est d’environ 600 euros par mois: carburant, taxes, entretien, assurance et aussi bien sûr la dépréciation du bien de la voiture, donc la perte de valeur. C’est tout de même un tiers du coût mensuel.

Une voiture neuve se déprécie rapidement

Les assureurs ont même une règle standard que résume Patrick Cauwert, porte-parole de la Fédération des courtiers en assurance.

"D’autres choses existent, mais la règle habituelle et le standard, c’est 100% pendant les six premiers mois, puis on enlève 1% par mois. Voilà la règle habituelle utilisée par toutes les compagnies."

En résumé, en trois ans en moyenne, la voiture aura perdu un tiers de sa valeur.

Même si une voiture n’est pas l’autre, point de vue kilométrage, état du véhicule, offre et demande, l’idée générale est tout de même qu’une voiture neuve se déprécie rapidement.

Cela signifie qu'il vaudrait mieux, financièrement parlant en tout cas, acheter une voiture d’occasion plutôt qu’une voiture neuve puisque l’investissement de départ sera moins élevé avec une occasion.

Autre façon de voir les choses, une partie de la dépréciation du véhicule aura été assumée par quelqu’un d’autre, par le premier propriétaire. Ce n’est sans doute pas un hasard si les consommateurs belges achètent chaque année plus de voitures d’occasion que de voitures neuves.

La vente de particulier à particulier plus rentable

Et lorsque l'on veut revendre sa vieille voiture, il ne faut pas forcément se diriger vers le concessionnaire, selon Alex Gaschard, fondateur de la start-up SereniMax.

"La problématique de la reprise, c’est que nécessairement elle est beaucoup plus basse que de vendre son véhicule soi-même. C’est logique puisque le concessionnaire va prendre une marge, il va devoir fournir une garantie, la TVA."

En bref, on reçoit moins d'argent"C’est très pratique, mais ce n’est pas nécessairement très intéressant au niveau financier."

La vente de particulier à particulier serait donc plus rentable. C’est évidemment moins simple, c’est moins rapide, il faut publier une annonce, il faut répondre au téléphone, prendre rendez-vous avec un ou plusieurs acheteurs potentiels, peut-être négocier le prix de vente. Cela dit, selon Alex Gaschard, quasiment un Belge sur deux revend sa vieille voiture à un autre particulier.

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