En pleine croissance, Edebex recrute une vingtaine de nouveaux collaborateurs

En pleine croissance, Edebex recrute une vingtaine de nouveaux collaborateurs
En pleine croissance, Edebex recrute une vingtaine de nouveaux collaborateurs - © Tous droits réservés

L'année 2019 sera-t-elle celle de la stabilité pour la fintech belge Edebex? Après une année 2018 où la jeune entreprise, cinq ans à l'époque, a atteint son seuil de rentabilité, revu son système informatique et connu une croissance de 83%, Edebex entend désormais consolider ses marchés et étendre ses forces vives, en engageant une vingtaine de nouveaux collaborateurs d'ici décembre, a annoncé mercredi à Belga son CEO Xavier Corman.

Le principe d'Edebex est de mettre en relation les TPE et PME en recherche de liquidités avec de plus grandes entreprises disposant de trésorerie et recherchant un rendement que ne permettent plus les taux d'intérêt. Concrètement, Edebex est une plateforme en ligne, où les vendeurs peuvent se défaire de factures (de 5.000 euros TVA incluse minimum) en 72 heures. Les acheteurs se les octroient, à prix réduits, et peuvent tabler sur un rendement compris entre 6 et 8%.

Depuis sa création en 2013, Ebedex a vendu pour 300 millions d'euros de factures et se targue d'être "la plus grosse place de financement à la pièce en zone euro". Active sur les marchés belges, français, néerlandais, luxembourgeois et portugais, elle a engrangé une croissance moyenne de 83% l'an dernier. Bien que belge, et totalement centralisée à Bruxelles, c'est en France qu'elle réalise ses plus belles performances. "La Belgique représente seulement 10% de notre activité, il y a clairement une marge de progression", estime Xavier Corman, co-fondateur et CEO. "Il y a toute une série d'entreprises qui auraient besoin d'Edebex, mais qui ne nous connaissent pas", déplore-t-il. Pour y remédier, "les acteurs publics pourraient jouer un rôle, notamment les structures de financement d'entreprises en difficulté". D'autant plus que la scale-up estime jouer "un rôle sociétal important" en étant parfois le dernier recours de financement pour des entreprises en difficultés ou en croissance. Selon ses données, son activité aura permis le maintien "de 7 à 8.000 emplois" rien que sur l'an dernier.

Ceci dit, comme en atteste sa croissance continue - elle espère pour 2019 atteindre les 30 à 40% - Edebex ne manque pas de clients. A ce rythme, "il ne sera plus possible de rester à 40 collaborateurs", confirme M. Corman. La fintech ambitionne donc d'élargir ses forces vives d'une vingtaine de profils, "pas forcément des gens du métier, mais surtout des juniors", qu'importe leur formation en bac ou master. Le profil type? Un jeune francophone pratiquant l'anglais, pour la communication interne. L'académie de formation organisée au sein de l'entreprise permet d'intégrer sereinement deux nouveaux visages par mois. Actuellement, le personnel est composé d'environ "60% de femmes et 40% de hommes". "Cette diversité est une richesse qu'on souhaite conserver", souligne le CEO, affirmant qu'aucun quota n'a été nécessaire à cette proportionnalité.

Reste à savoir si l'entreprise continuera de croître à Bruxelles. C'est clairement son intention, "mais ce n'est pas si simple". "La Région bruxelloise ne fait pas suffisamment d'efforts pour garder les grandes entreprises", affirme M. Corman, pointant notamment le coût de l'immobilier (taxe bureau, parking...), les problèmes de mobilité, une règlementation changeante... "La politique de la Région pourrait être plus attractive pour les entreprises, Bruxelles a une vraie carte à jouer", conclut-il.

 

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